Il y a 29 ans à Michelet, un gendarme a tiré sur Matoub Lounès


KABYLIE (Tamurt) – Il y a 29 ans, le 9 octobre 1988, toute la Kabylie avait été ébranlée par la nouvelle de l’attentat à la kalachnikov dont a été victime Matoub Lounès, qui deviendra plus tard le symbole de tous les berbères et de la Kabylie.

Depuis l’avènement de la chanson kabyle engagée, c’est la première fois qu’un artiste est ainsi visé par des armes par un représentant du pouvoir algérien. Jusque-là et pour faire taire ces artistes, on avait fait appel à l’emprisonnement. Mais Matoub Lounès était allé trop loin dans son engagement. Il a composé et chanté les textes les plus audacieux où il dénonce tous les dérapages du pouvoir de l’époque et de son armée.

En plus  Matoub Lounès n’était pas un opposant de salon. Il occupait le terrain. C’est d’ailleurs en se rendant à Michelet pour distribuer des tracts appelant pourtant au calme, qu’il est intercepté par des gendarmes dont l’un n’avait pas hésité à lui tirer plusieurs balles dans le but sans doute de mettre un terme à sa vie. C’est par miracle que Matoub Lounès est revenu de loin après de très long mois d’hospitalisation en Algérie et à l’étranger et après dix-sept interventions chirurgicales et des séquelles qu’il allait l’accompagner jusqu’au dernier jour de sa vie héroïque, le 25 juin 1998,  où le Rebelle avait péri suite à un lâche attentat dont à ce jour nous ignorons encore tout, ni les auteurs ni les commanditaires.

De cette épreuve difficile, Matoub Lounès reviendra encore plus inspiré et plus déterminé. Il n’abdique pas. Il sort son album « l’Ironie du sort » où il raconte cet épisode très douloureux mais héroïque. Un album qui s’était vendu à plus de deux millions d’exemplaires. Matoub, à peine rétabli, un peu et pas totalement, retrouve aussi la scène et ses compagnons de lutte au sein du Mouvement culturel berbère. Soutenu par ses béquilles et ses millions de fans, Matoub renoue aussi avec la scène. Il anima plusieurs galas dans des stades de Kabylie. Toujours gratuitement pour crier haut et fort : « Mazal sut-iw ad yebaazaq » (Ma voix retentira encore et encore !).

Tahar Khellaf pour Tamurt

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  1. Chadli le president a contacte ait hamouda en personne pour demander pour garder la kabylie ne rejoint pas le mouvement des manifestations qui a connue tous le pays, une fille de village tirmitine a l époque a travaillé a la présidence est de ma famille ma confirme que été présente …… la preuve des tract appel au calme et n pas joindre les manifestations des autres regions a l’ instar alger setif ou des morts enregistrer des premiers jours d octobre….. alors on sait très bien ait hamouda a imprimer les tract qui va les distribuer ? personne n le courage sauf bien sure matoub Lounes …. on a compris les jeux mais trop tard ont fait bcp du mal a ces kabyles a cette kabylie …. dans les années 80 et debut 90 la kabylie été uni et homogène des partis d pouvoir et islamistes ont pas trouver des représentants dans des localite kabyle grace au RCD la kabylie et deviser MERCI le docteur et merci le Champêtre Nourdine

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