Va-t-on abandonner à son sort le Kurdistan ?


REVUE DE PRESSE (Tamurt) – Dans une tribune au «Monde», un collectif d’intellectuels, parmi lesquels Salman Rushdie, Bernard-Henri Lévy, Bernard Kouchner ou Adam Michnik, dénonce le blocus dont fait l’objet le Kurdistan et appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à se saisir du dossier.

Les vents mauvais de l’Histoire soufflent à nouveau sur le Kurdistan.
De graves menaces sont proférées par ses puissants voisins (Irak, Iran, Syrie et Turquie), le punissant d’avoir exprimé massivement, par référendum, son aspiration à l’indépendance.

Fermeture de l’espace aérien par l’Irak, possible fermeture du pipeline pétrolier par la Turquie, menace de fermeture des routes terrestres par l’Iran, embargo, blocus, bruits de bottes : un petit peuple enclavé est en passe d’être fait prisonnier, d’être asphyxié et séquestré.

Au rebours de ses propres principes et du droit des peuples à décider de leur destin, insoucieuse de sa dette à l’endroit de ces peshmergas qui ont tant fait dans la lutte commune contre l’Etat islamique et qui tous les jours en paient le prix en vies humaines, la communauté internationale – les grandes démocraties occidentales en tête – a condamné le référendum et semble vouloir se ranger aux côtés des dictatures hostiles aux Kurdes.

Kurdistan : la seule démocratie dans la région

Va-t-on abandonner à son sort le Kurdistan, seule démocratie dans la région, tenant tête à une coalition de régimes parmi les plus autoritaires et répressifs de la planète ?
Qui sont les va-t-en-guerre ? Qui demande la négociation ? Qui rejette la négociation ? Qui viole tous les principes du droit et de la coexistence entre les nations ? Va-t-on, en Amérique, en Europe, ailleurs, laisser faire ceux qui voudraient étouffer la voix d’un des rares peuples qui, dans cette partie du monde, portent massivement les couleurs d’un islam laïque, ouvert aux autres religions, compatible avec les droits de l’homme et des femmes ?
Nous appelons les gouvernements des pays démocratiques à garantir l’intégrité du Kurdistan et son libre accès au monde extérieur, sans lequel il ne peut vivre, non plus que le million et demi de réfugiés de toutes origines et de toutes confessions qu’il abrite sur son sol.
Il en va de leur honneur. A défaut, il faudrait parler de non-assistance à peuple en danger et de bataille perdue pour la civilisation.
Nous appelons ces gouvernements à demander au Conseil de sécurité des Nations unies une médiation internationale.


Signataires: James K. Galbraith (professeur à la Lyndon B. Johnson School of Public Affairs de l’université du Texas), Pascal Bruckner (romancier et essayiste), Bernard Kouchner (ancien ministre des affaires étrangères et européennes de la France), Bernard-Henri Lévy (écrivain, philosophe et membre du conseil de surveillance du «Monde»), Jean-Luc Marion (de l’Académie française), Daniel Cohn-Bendit (ex-député européen), Salman Rushdie (écrivain), Adam Michnik (directeur de la publication «Gazeta Wyborcza») et Michael Walzer (philosophe).

Rédaction

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  1. Les kurdes doivent résister du moment qu’il y a va de leur existence-même. Quand à ces grandes démocraties que vous citez, elles ont perdu toute crédibilité en s’alliant à ces dictatures avec lesquelles elles ne partagent aucune valeur sauf l’infamie. La première des choses pour elles seraient de respecter les textes de la charte de l’ONU qu’elles ont signés. Malheureusement, les occidentaux sont les premiers à les bafouer.

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  2. QU,est ce que nous attendons nous autres les kabyles , pour soutenir ce peuple héros…….il faut aller en masse dans chaque association ou organisation kurde a l’étranger pour les encourager a continuer en avant ….s’il faut faire des cotisations pour aider.

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  3. Les peuples Kurdes sont les premières victimes des accords Franco-britanniques dits « Seykes Picot » de Mai 1916, ayant pour objet le partage des territoires du moyen orient, le Kurdistan à été charcuté par FAFA et la Grande Bretagne entre l’IRAN du Chah, la Turquie, l’Iraq et la Syrie (*).

    Les deux vieilles démocraties (la France et la Grande Bretagne) qui ont charcuté le Kurdistan, en 1916, se sont lâchement tues devant l’action civilisée et pacifique du peuple Kurde, Mr MACRON s’est même permis de soutenir Hayder EL-ABADI, ce comportement s’explique les vieux reflexes racistes et européocentristes qui considèrent que la civilisation et la Démocratie sont des domaines réservés aux peuples Blancs…. !!!

    Pour les baathistes le droit à l’autodétermination à géométrie variable n’est reconnu que pour les Sahraouis et les Palestiniens.

    Comme dit un proverbe Kurde : « les Kurdes n’ont que des ennemis leurs seuls amis sont les montagnes » à l’image des Kabyles.
    (*) Ces accords ont été signés et paraphés par les dignitaires arabes de l’époque, sans aucune réserve.

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  4. Ne jamais compter sur personne. Du reste la liberté quand elle depend d’un autre peuple, c’est la meilleure garantie de la future colonisation. Dans la mesure où les peuples agissent dans l’optique de la rentabilité economique ou stratégique. On ne libere que nos futurs subordonnés. Nasser d’Egypte avait bien orchestré d’abord la deconstruction systematique du congres de la Soummam puis fit prendre le pouvoir à ses amis, lesquels avaient importé des milliers de leurs cordonniers pour nous atteler à son pays. Resultat c’est place Tahrir qui est le symbole de rèference des jeunes arabisés et pas la plateforme de l’Arche de kabylie…

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