Tizi Ouzou : Trois autres cadres du RCD démissionnent

Mohcine Belabbes et le RCD de Tizi ouzou

TIZI OUZOU (Tamurt) – La saignée se poursuit au sein des rangs du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Après le maire de Tizi Ouzou, Ouahab Ait Menguellet, c’est au tour de trois cadres du parti de jeter, à leur tour, l’éponge. Il s’agit du président de la section communale de Tizi Ouzou du RCD, Dris Ouahioune, du secrétaire chargé de l’organique de la section de Tizi Ouzou El Hachimi Touzene ainsi que de la chargée de la Conditions féminine de la section de Tizi Ouzou, Tassadit Guettaf.

Dans le texte de leur démission adressé aux responsables nationaux du parti de Mohcene Bellabas, les trois démissionnaires soulignent :  » Nous avons le regret de vous notifier par la présente notre démission du RCD à compter de ce jour le 14 juin 2017. Les principes et valeurs qui ont toujours guidé notre action de militants et citoyens responsables, nous interpellent et nous amènent à prendre cette grave décision, mainte fois reportée pour des motifs connus et partagés par une large majorité de militantes et militants sincères pleinement engagés et dévoués à la cause commune ». Selon les trois désormais ex-cadre du parti, chacun doit prendre l’exacte mesure de la gravité de la mise à l’écart de militantes et militants socialement et politiquement engagés au service du seul intérêt général et à l’instauration d’un Etat de droit et d’une démocratie véritable. « Il y va de la responsabilité de celles et de ceux qui par calculs d’intérêts personnels, de stratégie de groupes et autres intentions cachées, de compromission, ont érigé tout mode d’élection, à tous les niveaux, notamment aux législatives de 2017, en une pratique de blocage d’émergence, voire d’élimination de militantes et militants qui se comptent parmi les plus intègres, les plus compétents et socialement ancrés dans la société », ajoutent les concernés.

Ces derniers soulignent en outre : « Nous ne vous apprenons rien, en vous disant que les militants qui s’adonnent à ce genre de pratiques n’ont de militantisme que leurs querelles internes et de politique que la surenchère démagogique dans des débats stériles sur des décisions arrêtées ailleurs que dans les instances du parti. Ces opportunistes-militants n’ont de principes que les principes qui vont dans le sens de leurs propres intérêts. Au point, où en sont les choses, il y a certainement d’autres raisons que nous préférons taire pour le moment ».  Les trois cadres dissidents du RCD concluent : « En ce qui nous concerne, sans reniement aucun et pour être en accord avec nos principes, nous défendons nos convictions dans le libre choix de la démission et du recouvrement de notre liberté politique retrouvée ».

Tahar Khellaf pour Tamurt

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  1. N’attendez pas à lire dans les raisons de leur démission une quelconque honorable divergence politique ou un quelconque reproche sur l’abandon de leur parti des valeurs démocratiques ou laïques, ou de non prise en charge de revendication identitaire ou linguistique, ou encore l’encanaillement avec les islamistes. Rien de tout cela, rien de ce qui fait honneur de démissionner comme le font souvent des hommes et des femmes de principe. Et pourtant ces raisons ne manquent pas pour démissionner de ce parti tant il a abandonné toutes ces valeurs et tous ces principes. Mais les « cadres » de ce parti ne sont nullement affectés par ces reniements, ils s’agit seulement pour eux d’une mesquine bagarre pour des postes à la députation qui rapportent 40 millions par mois. Ceux que vous appelez abusivement des cadres sont comme les autres militants : ils travaillent de bon grès ou malgré eux à la pérennisation du régime colonial arabo algérien en Kabylie.

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  2. Vous avez trop tardé messieurs. Moi j’ai quitté le bateau qui commençait à dériver en 99, suite au soutien du rcd à la politique de reniement dite « concorde civile ».

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