Tizi Ouzou : Lounis Ait Menguellet honoré par le ministre de la Culture et le wali

Ait Menguellet

TIZI OUZOU (Tamurt) – Le chanteur kabyle Lounis Ait Menguellet a été honoré de fort belle manière ce mardi par Azeddine Mihoubi, ministre algérien de la culture ainsi que par Mohamed Bouderbali, wali de Tizi Ouzou.

La cérémonie a eu lieu au niveau de l’auditorium de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou et a eu pour objectif d’attribuer un « doctorat honoris causa » au chanteur kabyle, originaire d’Ighil Bwamas en Haute Kabylie. Ladite cérémonie s’est déroulée, aussi, en présence de Si El Hachemi Assad, secrétaire général du Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) et de Nabila Goumeziane, directrice de wilaya de la culture ainsi que d’Ahmed Tessa, le recteur de l’université de Tizi Ouzou. Des amis du chanteur comme Kamel Hammadi ont aussi été invités à cette cérémonie ayant pour but de rendre hommage au chanteur d’Ighil Bwamas. Le ministre de la Culture Azeddine Mihoubi a lu un très long discours en langue arabe classique où a il a loué le chanteur kabyle Lounis Ait Menguellet qu’il a comparé à d’autres chanteurs kabyles comme Chérif Kheddam et Akli Yahiatène.

Ce n’est pas la première fois que Lounis Ait Menguellet est honoré par le pouvoir algérien. En avril dernier, Lounis Ait Menguellet a été décoré de la médaille de l’ordre du mérite national par le président Abdelaziz Bouteflika. A l’issue de la cérémonie de Tizi Ouzou, Lounis Ait Menguellet a déclaré à la presse qu’il était très content de recevoir cette distinction. Rappelons que Lounis Ait Menguellet est la deuxième personne à recevoir cette distinction de « docteur Honoris causa ». Le premier récipiendaire en a été l’ancien président de la république algérienne, Ahmed Ben Bella, auquel l’université de Tizi Ouzou avait attribué aussi un « doctorat honoris causa » en 2004.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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  1. Ait Menguelat est un grand monsieur INTOUCHABLE qui a fait de la prison pour avoir allumé une très forte lumière lorsque parler kabyle était un crime
    Restez a paris chez madame la france avec votre progeniture et insultez les gens a qui vous n’arrivez pas a la couille gauche

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  2. Ameghnas ghef taqvaylit · Editer

    Lunis At Mengellat n tura maci d win n itelli, asmi refden iqvayliyen nnig ixfawen nsen, asmi yella itwahqer (maci netta kan) am akken tetwaaves teqvaylit.
    Umengellat idkuled yufad ghures tamurt isem-ines Ledzayer, irna tetxellis akken iqum. Umengellat yughal ilmed sghur ccix deryasa.

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  3. Lounis se laisse trop berné et instrumentalisé par le pouvoir raciste d’Alger. Il est honoré par ceux même qui planifient la disparition et le génocide de tout ce qui est kabyle!

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  4. C’est pas évident d’endosser la responsabilité d’être une personnalité. Ce qui donne au détenteur une image quasiment publique. Donc quand viennent des occasions pareilles pour essayer de les rapprocher, il n’est pas aussi évident de renier. Parce qu’il faut pas oublier que c’est leur gagne pain à eux. En plus c’est les autres qui se rapproche pas eux qui les cherchent, donc la « chitta » le terme communément utilisé c’est les autres qui la prennent en main, donc tout est à l’honneur de la personnalité.
    Pourquoi donc à chaque occasion, on essaye toujours de mettre des battons dans les roues qui tournent encore. Pourquoi ne pas tirer profil et l’utiliser comme arme entre les mains ?!?!?!
    PS: y a aussi l’information de desserte du même « Doctorat Honoris Causa » à titre posthume pour Matoub Lounes, que dira-t-on encore à ce sujet ???

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  5. Ce qu’a apporté Lounis au patrimoine kabyle en langue,métaphores,proses et bonheur au peuple est incommensurable. Rien à voir avec les salonards parisiens. Denier à Lounis la distinction c’est denier à tout un chacun les diplômes octroyés par l’état algérien. ah ya rassa.

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  6. Accepter de se compromettre avec le pouvoir qui lui décerne des médailles, il lui faut accepter sans broncher les revers…… de ces médailles.
    Sa sujétion à son penchant pour les colifichets et autres titres revient à se mettre dans une position de soumission vis à vis des dirigeants de cette dictature .

    Grand, il l’aurait été doublement en refusant toute médaille, décoration et titre d’un gouvernement qui tous les jours un peu plus assassine sa langue et sa culture kabyle et bafoue quotidiennement les règles les plus élémentaires des libertés des algériens .

    Comment un homme peut-il se dire libre lorsqu’il se met de lui même dans un état d’obligé ?

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  7. Bientôt il rejoindra la cohorte de chanteurs de service actionnés par les flagorneurs pour louer la grandeur de son altesse. Et pourtant, les Kabyles ne l’ont jamais laissé tomber. Les salles comme l’Olympia ont toujours joué à guichets fermés. Lorsqu’il était voué aux gémonies, durant les années 1980, nous les Kabyles, on économisait sur le pain des enfants pour acheter se cassettes. Souvent de grands artistes ont refusé des breloques remises par les tenants de l’ordre dominants pour éviter d’avoir un fil à la patte. Mais n’est pas Georges Brassens qui veut!!

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  8. Profitez de Lounis car c’est un personnage unique qui n’a pas d’égal ; il faut attendre peut être 100 ans pour que naisse un homme ou une femme de la valeur de Lounis. Je trouve que c’est une excellente initiative de la part de l’université de TIZI dans laquelle j’ai étudié et j’ai été tabassé en avril 1980 ; il faut exister en créant des événements de ce genre. L’université de TIZI dépend du ministère de tutelle et du gouvernement et la procédure exige la présence des autorités : c’est le protocole à respecter ; ils n’ y a la aucune soumission au pouvoir comme vous dites. Il faut faire la part des choses et ne pas confondre tous avec la politique si nous mélangeons tout nous allons rester enfermés dans notre montagne et ignorer le reste du monde.

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