Témoignages et documents révèlent un complot de violation et de profanation d’un cimetière juif à M’sila : Le procureur de la république classe l’affaire.

plainte de la ligue

COMMUNIQUE (Tamurt) – Le mardi passé, on m’a remis une copie de la décision de classement de la plainte que j’ai déposée concernant la violation et la profanation du cimetière juif situé au centre de la ville de M’sila et la destruction de son mur du côté ouest. En outre, un autre citoyen a pris possession d’une surface de cinquante mètres du cimetière du côté du sud en vue d’étendre l’espace de sa maison.  Sachant que la décision de classement m’a été transmise à une date antérieure du: 27 Octobre 2017 et enregistré sous le numéro 1835. Prétextes de classement: (Absence de preuves de poursuite pour un crime, les constats n’ayant pas démontré l’existence de violation du cimetière). Rappelons que le 11 mai 2017, j’ai déposé ma requête auprès du président du tribunal de M’sila pour designer un huissier de justice en vue de constater la violation du cimetière. Malheureusement, ma demande a été rejetée verbalement et la présidente du tribunal a refusé de l’enregistrer.

Pendant que la police menait son enquête après que j’avais déposé une plainte auprès du procureur de la république en date du 23 avril 2017, certains résidents m’ont fait part de leurs témoignages en affirmant que le mur ouest du cimetière se trouvait à environ six mètres de la maison du citoyen qui a démoli sa maison pour la reconstruire. Les témoins, qui ont demandé l’anonymat de peur de problèmes, m’ont aussi appris que ce même citoyen a saisi plus de 50 mètres à l’intérieur du cimetière dans la partie réservée à la laverie. J’ai obtenu une copie du plan de lotissement de la cité «d’Al-Shawaf» où se situe le cimetière, il est évident que le lot N° 59 fait partie du côté sud et c’est là où ce citoyen a saisi plus de 50 mètres pour agrandir sa maison. Il est à savoir que la police ne m’a pas convoqué pour écouter mon témoignage sachant que c’est moi même qui ai déposé cette plainte. J’ai aussi appris d’un membre du comité chargé par le wali de M’sila d’ouvrir une enquête administrative que le citoyen n’a effectué que de légères réparations. Cette information a été communiquée à un journaliste de Liberté de la wilaya de Bordj Bou Arreridj et parue dans son article publié le 03 mai 2017 intitulé : PROFANATION DES CIMETIÈRES CHRÉTIEN ET JUIF DE M’SILA : La wilaya dément, la LADDH accuse.

Le communiqué de cette affaire émis le 22 avril 2017 par le bureau des Droits de l’Homme de M’sila, à son tour, a fourni de fausses déclarations à mon encontre dont le but est de brouiller la vérité sur l’affaire du cimetière juif. Il rapporte que d’après le secrétaire général de la wilaya de M’sila, un comité a été formé à ce sujet, qui a conclu qu’il n’y avait pas de violation du cimetière, et que le citoyen a effectué une simple restauration de son domicile. J’ajoute que malgré mon droit de réponse dans le journal Liberté, le rédacteur en chef a refusé de publier ma réponse comme l’autorise la loi. En conséquence, la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme Bureau de Msila (aile Saleh Debouz):
– Appelle les ministères de la Justice et de l’Intérieur à ouvrir une enquête sur ces abus.
– Déposerait une plainte concernant ces abus auprès du procureur général du tribunal de M’sila à travers un recours contre la décision de classement de l’affaire du: 8 novembre 2017.

Président du Bureau de Msila (aile Saleh Debouz)
Amroune Layachi

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  1. Chapeau a cette personne integree qui a denonce ce crime and blame aux authorites khorotos qui une nouvelle fois de plus fuit leurs responsabilites.. Si on ne respecte meme pas les cimetierres de n’importe quelle confession religieuse, c’est ne pas respecter les morts et l’humanite. Avis aux communautes muz d’Europe.

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