Une taupe islamiste dans les services secrets allemands


ALLEMAGNE (Tamurt News) – Un homme, recruté en début d’année par le renseignement intérieur, a été arrêté après avoir proposé de diffuser des informations sur l’antiterrorisme allemand et d’en faire la cible d’un attentat.

Le siège à Cologne du renseignement intérieur allemand
Le siège à Cologne du renseignement intérieur allemand

L’Office allemand de protection de la Constitution (BfV), chargé du renseignement intérieur, aurait fait travailler pendant des mois, sans le savoir, une taupe islamiste. Le suspect était chargé de la surveillance de la scène jihadiste, forte de 9 200 individus selon l’Office, dont un noyau dur de 1 200 personnes susceptibles de commettre des attentats. L’affaire provoque l’incrédulité chez les spécialistes de la sécurité du pays, et la colère de la classe politique. L’homme, qui avait proposé «des informations internes» sur internet, a été arrêté, a confirmé le BfV, sans préciser la date exacte, après des révélations de la presse allemande. Il aurait pu chercher à préparer un attentat contre le siège de l’Office à Cologne et à prévenir «ses frères d’éventuelles enquêtes menées contre eux».

Le suspect est un père de famille de 51 ans, employé de banque converti à l’islam en 2014. Un Allemand d’origine espagnole entré sur le tard à l’Office, en avril dernier, à l’issue de la classique procédure de six mois de formation et d’enquête sur son passé. Le protocole de sécurité est strict : enquête sur l’entourage familial, les fréquentations, le voisinage, entretiens avec d’anciens employeurs, voire le propriétaire du logement du candidat… L’Office, qui compte 2 800 salariés, cherche à s’étoffer et à embaucher plusieurs centaines de spécialistes en informatique ou en économie, des experts sur l’extrême droite et l’extrême gauche, ou disposant de connaissances en langues rares. «Il n’y avait absolument rien d’anormal dans son parcours. Nous avons affaire à quelqu’un qui s’est radicalisé à l’insu de son entourage», estime le patron du BfV, Hans-Georg Maass. L’homme aurait, selon le magazine der Spiegel,prêté allégeance au prédicateur salafiste berlinois Mohamed Mahmoud, qui a depuis rejoint les rangs de l’EI en Syrie.

C’est un collègue du suspect, chargé lui aussi d’enquêter sur les milieux islamistes, qui a démasqué le double jeu de la taupe. Son interlocuteur lui avait proposé via internet et sous diverses fausses identités des informations confidentielles et stratégiques sur le fonctionnement du BfV, et de lui ouvrir l’accès à l’Office pour lui prouver qu’il était «prêt à aider ses frères».

 «Pour l’heure, nous ne disposons pas d’informations selon lesquelles l’homme avait des plans concrets d’attentat», explique l’Office dans un communiqué. Le suspect a été placé en détention. Le parquet de Düsseldorf mène l’enquête, et non le procureur fédéral de Karslruhe, ce qui semble indiquer qu’il n’y aurait pas de lien établi avec l’organisation de l’Etat islamique. L’affaire est embarrassante pour le renseignement allemand. «Nous devons enquêter pour savoir comment ce salarié a pu franchir les contrôles de sécurité et être embauché par le BfV», a exigé le spécialiste des questions de sécurité intérieure du SPD, Burkhard Lischka. Le patron de l’Office a promis de faire toute la lumière sur ce cas.

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Un commentaire - Écrire un commentaire

  1. Azul,

    Arrêtez avec les mots islamistes, terroristes, salafistes…c ‘est un musulment un point c’est tout, ils ont tous un point en commun, il s’abreuvent tous du même livre le coran.
    Ce sont des spécialistes de la fin du monde, ils doivent être heureux enfin ils sont capable de faire quelque chose DÉTRUIRE.

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