Suite à l’arabisation de leurs cartes : Appel à la grève à l’université de Tizi Ouzou  

université de Tizi Ouzou

TIZI OUZOU (Tamurt) – Comme nous avons eu à le dénoncer et à le souligner maintes fois dans Tamurt.info, la pseudo-officialisation de la langue amazighe n’est qu’un leurre. Chaque jour qui passe nous donne encore des exemples supplémentaires de ce qu’est la réalité du terrain quand il s’agit d’appliquer l’article de la constitution qui stipule que tamazight est aussi une langue officielle.

La nouvelle anomalie vient cette fois-ci de l’université « Mouloud Mammeri » de Tizi Ouzou, jadis bastion du combat identitaire et point de départ du printemps berbère. Dans cette université, les responsables ont décidé que les cartes d’étudiants soient désormais exclusivement rédigées dans la langue arabe. Suite donc à l’exclusion de la langue amazighe des cartes d’étudiant et de tant d’autres documents officiels, les étudiants de l’université « Mouloud Mammeri » annoncent une grève illimitée et ce, avant même le coup d’envoi de l’année universitaire 2016/2017. C’est dire à quel point cette atteinte à l’identité du peuple kabyle est gravissime. Par ailleurs, l’objet de la protestation vise aussi, selon les étudiants ayant lancé l’appel au débrayage, la disparition du nom de l’écrivain Mouloud Mammeri desdites cartes d’étudiants au moment où certains énergumènes font mine de célébrer, avec faste, le centenaire de la naissance de l’auteur de la « Colline oubliée ».

Des étudiants de l’université de Tizi Ouzou ont constaté, dès leur retour aux campus, que plusieurs changements ont été apportés à l’ensemble des documents qui leur sont délivrés et à ceux qui sont affichés dans les différents blocs administratifs. En effet, une arabisation massive et outrancière a été remarquée. « Tout est désormais écrit en arabe, il n’y a ni la langue française ni tamazight », déplore un enseignant ayant fait le même constat amer. Même les certificats de scolarité n’ont pas échappé à cette sinistre nouvelle règle : tout s’écrit désormais dans la langue « sacrée », l’arabe.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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Un commentaire - Écrire un commentaire

  1. Je connais beaucoup de Bacheliers (arabisés) notamment du sud Algérien qui ont arrêté leurs cursus universitaires, car ils ne maîtrisent pas les langues vivantes.

    Le problème de l’Ecole Algérienne est : le statut de la langue Arabe classique qui est une langue morte, même les baathistes les plus zélés sont conscient de la chose, mais ils n’oseront jamais faire ce qu’avait décidé le MAROC depuis l’année scolaire 2016/2017 ou les matières scientifiques sont enseignées en français dans tous les Etablissements scolaires Marocains.

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  2. En arabie saoudite, les étudiants maitrisent la langue anglaise et nous, aucun niveau scolaire et linguistique. Normal, quand on enseigne à un enfant de 6 ans la prière et à laver un mort, qu’attendre de plus qu’une société vulgaire, violente, inculte et intégriste

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