Grève de la faim dans les prisons turques

prison turque

COMMUNIQUE (Tamurt) – La grève de la faim des prisonniers politiques dans les centres pénitenciers turcs a atteint un point critique. Lancé dans la prison de haute sécurité de Sakran (Izmir) le 15 février 2017 pour attirer l’attention sur les graves violations des droits humains dans les prisons, l’isolement imposé au leader du PKK Abdullah Öcalan et les politiques répétées de violence et de guerre mises en œuvre par Erdogan et le gouvernement AKP en tant que réponse à la question kurde, le mouvement de grève de la faim s’est rapidement propagé aux autres prisons à travers toute la Turquie.

A la date du 10 avril 2017, près de 187 prisonniers politiques, dont 37 femmes, mènent une grève de la faim illimitée dans 20 établissements pénitentiaires [pour plus de détails, voir le tableau dans le fichier ci-joint]. Par ailleurs, depuis le 15 mars, des grèves de la faim par rotation de 5 jours sont menées par de nombreux autres prisonniers politiques, en solidarité avec le mouvement de la grève de la faim illimitée.Tandis que les autorités pénitentiaires restent sourdes aux revendications des prisonniers politiques, les pressions et les mauvais traitements à l’encontre des grévistes de la faim augmentent dangereusement, constituant des menaces pour leur santé et leur vie.

Le présent rapport est fondé sur les données recueillies par les Députés du HDP, l’Association des Droits de l’Homme (IHD), l’Initiative de Solidarité avec les Prisons (ZDI), la plateforme des Avocats Libertaires (ÖHP), l’Association des Avocats progressistes (ÇHD), l’Union des Médecins turcs (TTB), et plusieurs autres organisations non gouvernementales agissant pour les droits des prisonniers, ainsi que sur des informations vérifiées publiées par les médias. Le comité sur les prisons du HDP s’engage à informer régulièrement l’opinion publique nationale et internationale sur la grève de la faim et les conditions de détention dans les prisons.

Parti démocratique des Peuples, Comité sur les prisons

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  1. En quoi cette information intéresse t-elle les Kabyles. Il est question non seulement de la Turquie mais aussi de ses têtes de turques bagnards de leur état. Décidément les vieilles habitudes ont la vie dure tant la culture Algérianiste s’est bien enracinée dans les esprits. Dans ce cas en quoi votre site est-il différent de radio Tizi-Ouzou, de la « débauche » de Kabylie ou encore de Berbère Tizi pardon BRTV.

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  2. Tu te trompes cher ami! Cet article est publié sur le site Tamurt par le Parti démocratique des Peuples, Comité sur les prisons, un parti kurde. Cette question concerne les kabyles par esprit de solidarité autant la question kabyle concerne les autres peuples qui mènent le même combat pour leur libération.

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    1. Elle intéresse peut être pas tous les kabyles comme vous ,mais il y en a d’autres que cela intéresse. Un journal son objectif est d’informer sans barrière.
      Les kurdes meurtris ont besoin de toutes les solidarités.
      Etre solidaire pour les cause justes et surtout avec ceux qui nous ressemblent cela s’appelle ,être un humain ,tout simplement.
      Toute ma solidarité..Tenez bien amis kurdes!

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  3. Chacun se solidarise avec celui avec qui il estime partager les mêmes douleurs et souffrances. C’est de la solidarité sélective et cela devient fort pathétique. Si les Algériens Arabes ou Arabophones se solidarisent avec les palestiniens qui eux en retour les méprisent royalement, certains Kabyles en font de même avec les Kurdes. Dans les deux cas c’est une solidarité passive qui ne fait avancer en rien les deux causes. C’est curieux aussi cette attitude des Kabyles et des autres Algériens qui s’apitoient presque religieusement sur le sort de peuples distants d’eux à des milliers de kilomètres alors qu’il se trouve parmi leurs concitoyens qui croupissent en prison pour des délits d’opinion, politique ou de conscience et donc injustement et dans l’indifférence total des uns et des autres. Comme on dit charité bien ordonné commence par soi-même et à ce titre, certains Kabyles feraient mieux d’étaler leur humanisme prioritairement chez eux auprès des leurs. Quant au vaillant peuple Kurde il se prend parfaitement en charge.

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