Il publie un livre avec le même titre : Le Dr Boudarene plagie le regretté Slimane Medhar

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CULTURE (Tamurt) – L’ex-député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et psychiatre, Mahmoud Boudarene, publie ces jours-ci, aux éditions Koukou (dirigées par Arezki Ait Larbi) un livre dont le titre est directement plagié sur l’un des livres publiés, il y a vingt ans, par le regretté sociologue, Slimane Medhar : « La violence sociale en Algérie ».

En effet, c’est en 1997 que le sociologue Slimane Medhar, également originaire de la wilaya de Tizi Ouzou, tout comme Mahmoud Boudarene, avait publié pour la première fois son livre « La violence sociale en Algérie » qui a obtenu beaucoup de succès. L’ouvrage a été édité par Tala-éditions. Puis ayant été épuisé, le livre a été réédité par le même éditeur en 2009. L’ouvrage de Mahmoud Boudarene dont la parution est annoncée pour début septembre porte exactement le même titre que celui de Slimane Medhar. L’ouvrage de Boudarene comporte, certes, un sous-titre : Comprendre son émergence et sa progression mais il n’en demeure pas moins que son titre principal est le « copier-coller » de celui de Medhar.

Le plagiat en Algérie est une pratique très courante dans le domaine de la production culturelle et artistique. L’absence de rigueur dans le traitement de ce genre d’affaires a fait que de tels actes restent souvent impunis. L’un des cas de plagiat récent et flagrant est celui de Yasmina Khadra, lequel pour écrire son livre « Ce que le jour doit à la nuit » n’a pas hésité à puiser l’intégralité de la trame du roman de l’écrivain kabyle, Youcef Dris, intitulé « Les amants de Padovani ». Il faut reconnaitre que la responsabilité incombe aux auteurs plagiés qui ne réagissent souvent que très rarement.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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  1. Article subjectif. Pas de délit de plagiat pour un titre d’ouvrage. Voir « Histoire de ma vie » de Fadhma at-Mansor-Amrouche et « Histoire de ma vie » de Giacomo Casanova.

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  2. En effet, il aurait pu faire un petit effort pour trouver un autre titre , ne serait-ce que par respect à Slimane Madhar, d’autant que c’est pas la mer à boire.- en voici un par exemple: des origines de la violence en Algérie. Bon, Peut-être, aussi, Boudarène n’ a-t-il pas eu vent de l’œuvre de Madhar. Ne criez pas de sitôt au plagiat, peut-être s’agit-il seulement d’une coincidance malencontreuse, ou pet-être ça a été fait délibérément, une manière à Boudarène de rendre hommage à Madhar, pour signifier que son travail s’inscrit dans le sillage de ce dernier. Si voulez mon avis, allez directement en questionner Boudrène, je suis sûr qu’il vous en donnera la bonne réponse.

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    1. @ Yiwen,
      J’aime ta naïveté enfantine, celle de croire qu’on écrit et publie non pour la gloire et le fric mais par générosité motivée par des sentiments désintéressés, enfin comme tu dis, pour « rendre hommage » .
      Wa Yiwen, je présume que tu fais profession de chercheur . Chercheur de circonstances atténuantes sinon ou es tu allé trouver les « coïncidences malencontreuses » … .
      Quand à demander l’avis de Boudarene, c’est comme aller réclamer l’opinion d’un arracheur de dent . .
      Cordialement.

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  3. Le titre d’un bouquin est protégé par le droit d’auteur à condition qu’il présente une ORIGINALITE . Ici le titre  » violence sociale  » n’a aucune originalité et n’est donc pas protégé par le droit d’auteur. Si le titre n’est pas reconnu comme original, l’auteur peut engager un procès par le biais de l’action en CONCURRENCE DELOYALE. Ce qui veut dire que le consommateur penserait être en présence de la même œuvre, PAR CONFUSUON DU TITRE, alors que ce sont deux livres totalement distincts.
    Lorsque le risque de confusion est trop important, deux œuvres ne peuvent pas porter le même titre et celui qui ne me croit pas n’a qu’à aller demander à l’ex candidat à la présidence de la poubelle algérienne, Mme Yasmina Khadra, qui, lui, est spécialiste en « cambriolage » de romans , si c’est vrai ou pas !

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    1. Yasmina Khadra n’a pas un mais au moins deux plagiats identifiés. Avec lui les choses sont limpides, c’est bien un auteur louche qui s’est adonné aux plagiats. Cet interview ressemble à une leçon apprise par coeur. (Tout règne a une fin et aucun malheur n’est éternel; des bêtises, du Khadra.). Démasqué pour plusieurs plagiats, il n’a jamais voulu reconnaître quoi que ce soit et continue à traiter journalistes et critiques littéraires de jaloux. Il gueule même contre les membres de l’Académie Goncourt parce qu’ils ont exprimé des doutes qu’il soit le seul auteur de ses livres. On parle en effet de sa femme qui lui réécrit tout.
      Son premier éditeur en France, dénonce lui aussi ses plagiats et soutien une de ses victimes.
      « Je suis responsable de chaque mot dans mes livres », dit-il.
      Il veut probablement rassurer ses lecteurs, leur dire que c’est lui qui écrit ses livres. Je suis très déçue par cet auteur ou tout est louche, fabriqué, et faux pour ce que l’on sait.
      http://jeanjacquesreboux.blogspot.be/2014/06/youcef-dris-plagie-par-yasmina-khadra.html

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  4. A Connu,
    Si on est capable d’écrire un livre sans en être par contre apte à lui coller un titre, alors là je n’ai plus d’armes pour me défendre… Merci pour ces clarifications mon cher Connu. J’avoue que ma culture en matière des droits d’auteur et des textes juridiques balisant le monde de l’édition et du livre n’est pas au point!Cependant, si comme tu dis, on écrit juste pour l’argent et la gloriole – ce dont je n’en doute pas sans pour autant tomber dans la généralisation car je n’ai presque plus de plumes pour rester encore naïf-, mon grief va à l’endroit de l’auteur de l’article qui crie au scandale , au plagiat sans en donner plus de détails. Quant à ma candeur supposée, elle émane d’un vieux principe transmis de père en fils, illettrés de surcroit, qui préfère défaire le nœud plutôt que d’en rajouter- et ça ne tient ni de l’orient ni de l’occident. Avant de clore, j’aimerais dire qu’il existe encore des écrivains authentiques qui , loin d’eux la préoccupation égocentrique, s’échinent, souvent en se faisant du mal, à tirer le meilleur du monde pour le partager avec les autres. Mais pour ce faire, il faut du talent, beaucoup de talent, et beaucoup de passion aussi, n’est ce pas! Comme dit l’autre, l’art est difficile, la critique reste aisée.
    Amicalement.

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