Non à la daechisation de l’Université Kabyle

Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou

COMMUNIQUE (Tamurt) – Cette année, la rentrée universitaire est entachée par une énième provocation du régime colonial algérien qui, en plus de l’arabisation intégrale des cartes d’étudiant, a osé supprimer le nom de notre Amusnaw Dda LMULUD AT MƐEMMEṚ espérant, dans son désespoir, arriver à le supprimer des cœurs et des mémoires des étudiants kabyles.

Il nous apparaît clairement que cette haine de la régence d’Alger envers l’identité et la culture kabyles ne constitue en réalité que l’expression primitive de son exaspération face à l’inexorable montée  du souverainisme kabyle. Que l’État algérien sache cependant que cette énième agression envers la Kabylie  et ses symboles renforce encore davantage la détermination du peuple kabyle à défendre son identité, à la promouvoir et à l’affirmer chaque jour plus haut et plus fort, face au colonialisme insidieux de l’arabo-islamisme incarné, il est vrai avec brio, par l’ensemble des institutions algériennes, toutes illégitimes en Kabylie.

Qui mieux que celui dont ils cherchent justement à effacer le nom pour répondre au négationnisme arabo-islamique, Mouloud Mammeri n’avait-il pas prédit que  « […] quels que soit les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple (et à travers lui les autres) ira. L’ignorance, les préjugés, l’inculture peuvent un instant entraver ce libre mouvement, mais il est sûr que le jour inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux semblants. Tout le reste est littérature ».  Et le temps lui a donné raison car le peuple kabyle, et à travers lui les autres peuples frères, marche en effet dans le sens de sa libération.

Néanmoins,  la communauté estudiantine kabyle doit impérativement renforcer sa garde et renouer avec les grands élans de solidarité d’antan pour déjouer les tentatives, jamais interrompues, du pouvoir colonial algérien qui s’acharne sur le peuple kabyle. La régence d’Alger, inféodée au monde  décadent de l’arabo-islamisme, n’aura de cesse d’essayer de mettre à genoux l’université kabyle car malgré ses entreprises macabres d’aliénation, elle demeure le vivier de la matière grise et la promotrice de l’authenticité kabyle face au négationnisme déracinant de l’arabo-islamisme.

Nous ne vous laisserons pas faire de l’université Mouloud Mammeri le vivier des talibans…

Bouaziz Ait Chebib

Partager cet article

Un commentaire - Écrire un commentaire

  1. En arabie saoudite, les étudiants maitrisent la langue anglaise et nous, aucun niveau scolaire et linguistique. Normal, quand on enseigne à un enfant de 6 ans la prière et à laver un mort dans une langue non maitrisée et sans intérêt, qu’attendre de plus qu’une société vulgaire, violente, inculte et intégriste

    Répondre

Réagir

*