Militant et chercheur en tamazight : Saïd Chemakh est sur tous les fronts

Said Chemakh

KABYLIE (Tamurt) – On ne rendra jamais assez hommage au Docteur Saïd Chemakh, titulaire d’un doctorat d’Etat en langue et culture amazighes (obtenu à l’Inalco de Paris sous la direction de Salem Chaker) et militant depuis toujours, et à ce jour,  du combat identitaire amazigh. L’engagement sans faille et persévérant de Saïd Chemakh, qui enseigne depuis quelques années, au département de langue amazighe à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, a poussé encore ses initiatives plus loin.

Il a désormais investi le domaine de l’humanisme. C’est lui qui est derrière l’immense élan de solidarité à un autre militant du Mouvement culturel berbère, en l’occurrence, Saïd Boukhari, actuellement hospitalisé au Sanatorium de Belloua, près de la ville de Tizi Ouzou. La réaction de Saïd Chemakh après avoir appris que Saïd Boukhari, son compagnon de combat, était malade, montre à quel point Saïd Chemakh est un kabyle dont l’exemple est à suivre et dont les actes sont à méditer. Saïd Chemakh, qui est un homme très modeste, il est d’ailleurs l’enseignant le plus populaire de l’université de Tizi Ouzou, n’a pas hésité à alerter le monde berbère sur l’état de santé de Saïd Boukhari. L’appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Ils ont été des centaines à répondre présents à cette sollicitation et un gala de solidarité avec Saïd Boukhari est même annoncé pour le 16 septembre prochain.

Saïd Chemakh est également de tous les rendez-vous culturels inhérents à l’amazighité. Il répond présent à chaque fois qu’on le sollicite pour enrichir le débat culturel et scientifique. Qu’il s’agisse d’activités culturelles organisées par le mouvement associatif ou encore de séminaires et autres colloques liés à l’amazighité, Saïd Chemakh ne lésine pas sur les efforts pour apporter sa touche originale. Ceci, sans compter les centaines d’étudiants qu’il assiste au cours de leur cursus universitaire dans le domaine de l’amazighité. Malgré sa popularité sans failles et ses compétences avérées, Saïd Chemakh n’a jamais courbé l’échine au pouvoir algérien. Des hommes comme Saïd Chemakh, la Kabylie et tamazight en ont vraiment besoin.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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  1. Cet enseignant qui a sûrement du mérite dans son travail, l’enseignement de Tamazight, n’est malheureusement pas engagé dans la lutte pour la libération de sa propre patrie, la Kabylie, du joug colonial arabo algérien.

    La Kabylie n’arrête pas d’être sollicitée pour rendre hommage à des artistes, des écrivains, des poètes, des enseignants. Mais la question fondamentale n’est pas dans ce que doit d’apporter la Kabylie mais que fais-tu pour la Kabylie piétinée par le colonialisme arabo algérien.

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