Le maire et deux membres du mouvement associatif d’Oued Ghir harcelés par la justice

Yacine Ramdani maire oued ghir

BGAYET (Tamurt) – Bien qu’il soit parti et remplacé par un autre, l’ancien wali continue à faire parler de lui. Cette fois, c’est le maire d’Oued Ghir et deux membres du mouvement associatif de la même localité qui ont été convoqués par le tribunal de Kherrata suite à une ancienne plainte de l’ex-wali Ouled Salah Zitouni.

Lors de la protestation des habitants de la commune d’Oued Ghir, en avril dernier, pour exiger la fermeture du centre d’enfouissement technique, de Sidi Boudrahem, ainsi que sa délocalisation, le maire avait appelé la population à un rassemblement, certainement, pour calmer les esprits. Mais pour le wali de l’époque, c’est une manière d’inciter sa population à un attroupement illégal.

C’est justement pour ce grief, que l’édile communal a été entendu par la police avant qu’il ne soit convoqué par le tribunal de Kherrata pour éviter qu’il ne soit jugé dans la juridiction où il exerce, le tribunal de Bgayet en l’occurrence. Il a été entendu, une première fois, par le juge d’instruction qui avait classé l’affaire avant que le procureur ne revienne à la charge. Une autre manière de confirmer la thèse selon laquelle les élus locaux doivent se soumettre aux commis désignés par l’état faute de quoi, ils auront, tôt ou tard, des démêlés avec la justice.

Massidida pour Tamurt  

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  1. c tout a fait normal vous cautionné le pouvoir criminelle et vous siégé dans leur institutions , les résultats son claire ,le seul cadre respectable c de rejoindre le MAK? TANEMIRT

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  2. Je suis déçu par le maire de Oued-Ghir,j’ai remarqué de passage que ce maire a apposé des plaques de rues neuves de sa communes entièrement transcrites en langue arabe,une langue étrangère pour les kabyles.Alors que « tamazight » est soit disant langue officielle.C’est une grave entorse même symbolique à l’identité kabyle combattue par les siens.C’est un maire inconscient ou arabiste,mais pas un maire kabyle.

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    1. le MAK ? vous n’y pensez pas ; trahir leur pays à cause des agissements d’un pouvoir maffieux n’est pas caracteristique aux kabyles; un kabyle digne lutte pour l’avenement de la justice et de la démocratie dans son pays

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  3. Halte au détournement de nos terres
    Pour tenter de justifier le plan d’asphyxie de la Kabylie et le détournement de projets économiques qu’elle subit, l’état algérien ne manque pas une occasion d’arguer d’une prétendue contrainte de rareté du foncier promouvable, dans la contrée. Pourtant, pour étendre son emprise (in)sécuritaire sur la région, il ne rencontre manifestement aucune difficulté à trouver des assiettes de terrains a ses nombreux chantiers qui se multiplient comme des cellules cancéreuses ces dernières années
    Pour ne parler que de la wilaya de Bgayet, les exemples sont nombreux, en voici un bilan copieux mais non exhaustif.
    Une école de gendarmes a Rmila, une caserne de CRS et un immense pénitencier a Ouad-ghir (ex « lfirma n Pelili »); tous crées pendant le règne de Bouteflika, sur des terres agricoles de la vallée naguère nourricière de la Soummam, viennent s’ajouter a l’école de génie militaire de Boukhlifa, sur la cote est de la wilaya, dont l’assiette a été soustraite a l’ex domaine agricole Ahcene Dehhas.
    Mais ce ne sont pas uniquement les terres a vocation agricoles qui sont phagocytées par l’orgue algérien, les sites a haute valeur touristique sont également visés.
    Ainsi si le promontoire de Sidi Abdelkader, situé dans la ville même de Bejaia, est occupé par la marine algérienne depuis les premières années de l’indépendance et le magnifique Cap Carbon depuis 1982, c’est le tour du tout aussi magnifique Cap Bouak de tomber dans ses filets en 2002, pervertissant du coup le motel des cimes qui s’y trouve en dortoir pour soldats.
    La lèpre (in)sécuritaire n’épargne même pas le tissu urbain de la commune.
    La caserne militaire de la rue des Aures, qui devait, selon le témoignage du P.APW. de l’époque, être rasée, et dont le terrain restitué a la commune, après la création de la caserne de Boukhlifa, vient, au contraire de connaitre une grande extension abritant une école de cadets militaires ou les pupilles de l’état sont dressés a mater de l’indigène local.
    Pas loin de la, depuis moins d’une année, sur la route qui va de la gare routière « au complexe jute » et face a l’hôtel Tiziri, le terrain d’une ancienne unité économique dissoute est entouré d’un mur surmonté de barreaudages et transformé en un casernement de policiers ou des centaines d’engins tout terrains sont stationnés en permanence.
    Toutes ses structures n’étant pas, bien sur, des vaisseaux fantômes, mais de grouillantes termitières dont il faut nourrir et loger les occupants, on voie fleurir un peu par tout des cités entourées de murailles, réservées aux familles des forces de l’insécurité.
    Deux exemples : en face de la place Mekbel, de l’autre coté de la route, s’étend une cité militaire, reconnaissable par son enceinte murale, qui vient d’être augmentée de plusieurs blocs du coté de la cité Tobale. Une autre cité militaire, entourées elles aussi de murs, séparée, du coté ouest de la caserne, que par une route qui la longe, est incrustée a l’intérieure de la cité populaire dite « zedma »_ par ce-que les tres nombreux demandeurs de logements de la ville avaient essayé en 2001 de la squatter.
    Saluant ici la réaction citoyenne courageuse qui a bloqué, il y’a deux années, un projet immobilier au profit d’officiers militaires, sis au quartier des Oliviers, sur un terrain appartenant au parc national de Gouraya !
    Par contre, non loin de la résidence universitaire de la Pépinière une assiette de terrain appartenant elle aussi aux forets est livrée a un projet de construction de « dix logements améliorés » au profit de hauts gradés des services de sécurité.
    Le choix du site n’est surement pas indemne d’un insidieux souci de discrétion. Loin des artères de circulation, le site n’était accessible que d’un seul coté, encore faut-il franchir, pour cela, l’enceinte de la direction des forets qui s’y trouve. Mais depuis quelques mois le chantier d’une route qui devra s’ouvrir de l’autre coté de ce terrain (a partir de cité Edimco) a mis a découvert le projet de construction. Ce qui a sans doute poussé les responsables à arracher le panneau réglementaire qui porte les renseignements sur le chantier. Il nous a fallu le dénicher pour le photographier.
    Exemple criard de dilapidation du foncier kabyle au bénéfice de la nomenklatura algérienne, on y voit une dizaine de coquettes maisons de villégiature, R+0, qui s’étalent au pied d’une cité faite de hauts bâtiments informes destinée, elle, a la classe moyenne du peuple.
    Yiwen akken
    P.S. Si vous juger utile de publier ce texte, vous pouvez le faire tel quel ou le remanier a votre guise.

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  4. @ yiwen akken, tu as bien résumé la situation à V’gayeth en ce concerne l’accaparement des assiettes foncières par les hordes sauvages venues d’ailleurs, agissant en véritables colons et qui se croient tous permis avec la bénédiction des KDS locaux. Leurs services de l’in-sécurité ont cerné cette ville, toute la Wilaya et toute la Kabylie pour en faire un grand ghetto à ciel ouvert. Tous ceux parmi leurs vassaux locaux qui leur ont facilité la tâche devront assumer leur responsabilité et répondre de leur méfait un jour ou l’autre. Ces KDS indignes (principalement ceux du FFS et du RCD) n’ont aucun droit, ni juridique ni administratif ni moral, de brader le foncier de la région qu’ils ne doivent pas confondre avec le fait d’inviter leurs maîtres chez eux dans leur propre foyer et même leur accorder plus si affinités. Il existe des délits mineurs et des erreurs minimes pardonnables sauf la traîtrise qui est l’un des péchés capitaux ici bas. Quand l’heure sonnera, tous les Kabyles effectivement dignes et fiers ont l’obligation de se dresser devant les ennemis comme un seul Homme et à ce moment là chacun reconnaîtra les siens.

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