Libération du Dr Kameleddine FEKHAR et son codétenu Kacem SOUFGHALEM

Dr Fekhar

COMMUNIQUE (Tamurt) – Après deux ans et une semaine de détention, Le docteur Kameleddine FEKHAR vient d’être libéré aujourd’hui, le 16 juillet 2017, de la prison de Médéa. Son codétenu Kacem Soufghalem qui se trouve, lui, à la prison de Ménéa, serait lui aussi libéré aujourd’hui.

En plus des membres de sa famille et de ses amis militants, un grand nombre de sympathisants, essentiellement mzabs, l’attendaient à la sortie de la prison. Son avocat, l’infatigable Me Salah Dabouz, était également présent. La foule scandait des slogans en faveur et en hommage à Fekhar, et réaffirme son opposition au régime algérien. Malgré la joie et le soulagement, cette libération des prisonniers politiques ne doit pas nous faire oublier qu’ils étaient injustement incarcérés et condamnés. Qu’il reste encore des dizaines de mzabs en prison qui sont, soit condamnés à des peines très lourdes allant jusqu’à 15 ans de prison ferme pour certains ou à la perpétuité à l’image de Mohamed Babanedjar, soit ils attendent toujours leurs procès, pendant que les vrais criminels, dont les hauts responsables, sont toujours libres et bénéficient de l’impunité.

Nous, Izmulen, félicitons le Dr Fekhar, son compagnon Soufghalem et leurs familles en réaffirmant notre engagement à continuer le combat jusqu’à la libération du dernier détenu mzab et pour rétablir la vérité. Ceci n’est possible que par une commission d’enquête internationale sur les événements du mzab. Par ailleurs, nous, Izmulen, œuvrerons pour la justice et la vérité, elles sont primordiales pour une paix durable. Cela passera nécessairement par la traduction des responsables politiques et sécuritaires devant un tribunal à compétence universelle. Gloire aux martyrs mzabs, et liberté pour tous les détenus mzabs et pour tous les détenus d’opinion à travers le monde.

Paris le 16 juillet 2017
Président d’Izmulen
Mohammed Dabouz

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  1. C’est avec un soulagement profond que j’exprime ma solidarité au Dr. Fekhar libéré et à sa famille. Je lui souhaite un rétablissement rapide. Je voudrais rendre hommage à tous ceux qui ont soutenu ce grand militant et digne représentant de son peuple, qui a enfin recouvré la liberté après une longue souffrance. Par ailleurs, je félicite tous celles et ceux qui ont œuvré pour l’arrêt de sa grève de la faim. L’engagement constant et courageux de Salah Debbouz (entre autres) durant cette période a sans doute rendu possible ce moment.

    En ce jour de la libération de Dr. Fekhar, mes pensées vont vers tous les autres prisonniers politiques, comme Slimane Bouhafs, et exilés politiques, et tous ceux qui ont été injustement et arbitrairement séquestrés ou se retrouvent obligés de vivre sur une terre étrangère, loin de leurs familles.

    Il faut rester cependant vigilant et ne pas abdiquer les droits et la liberté de tous les autres prisonniers politiques. Il faut rester vigilant et alerter tout instance, ONG, association de défense des droits de l’homme, qui peut relier l’information et faire pression auprès des instances internationales. Nous devons braquer les projecteurs sur eux et revendiquer leur libération inconditionnelle pour briser les chaînes de l’usure.

    Il ne faut pas baisser la garde car le totalitarisme n’abdique jamais et il ne cessera jamais de tenter de brider notre liberté.

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  2. Voila ou en est arrivé l’Algérie. Reniant ses origines jusqu’au bout, en tuant ,séquestrant et torturant tout ce qui lui rappelle qu’elle s’est soumise à l’arabisme jusqu’à la fusion zombie araboislamiste;Quand on vend son ame au diable il n’y a pas de retour en arrière vers les sources, seulement une fuite en avant vers le chaos

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