On raconte qu’un homme qui n’a jamais rien fait de sa vie qui puisse le remémorer au bon souvenir de ses concitoyens une fois mort, a trouvé cette idée « aussi géniale que diabolique » d’aller faire ses besoins sur le seuil de la fontaine du village. C’est précisément ce que vient de faire l’indécrottable – il n’est pas le seul- ministre algérien des affaires religieuses et du Wakf, Bouabdallah, Gholamallah. En effet, ce fonctionnaire du gouvernement âgé de 78 ans et dont, en toute vraisemblance, le cerveau s’est transformé en tube digestif ayant fait la descente fatale vers le ventre, en jetant l’anathème sur les partisans du boycott de la farce du 10 mai que le pouvoir va encore utiliser pour légitimer son hégémonie à travers un parlement croupion dont le rôle est de faire passer des lois aussi scélérates les unes que les autres dans une Algérie où l’on met aux premières loges de la liste FLN d’Alger une candidate qui n’était pas moins que l’ex femme d’El Qaradaoui, l’Egyptien. Gholamllah dans un ultime round qui s’apparente à un vulgaire tremblement de fesse d’une vieille danseuse en retraite a poussé le ridicule jusque dans son dernier retranchement e n jetant l’anathème sur les boycotteurs. La cible est toute désignée bien qu’elle ne soit pas citée. Il s’agit de ces « troubles fête » de Kabyles dont les militants du MAK qui mènent une vaste campagne pour le boycott. Gholamallah a, en effet qualifié, hier, samedi 5 mai, sur les ondes de la radio algérienne, ceux qui boycottent les élections législatives du jeudi 10 mai d’ « hypocrites » et de « lâches ». « Ce sont les lâches qui appellent au boycott des élections, des hypocrites avec lesquels on ne peut ni construire une société ni établir un partenariat ». La société dont parle le ministre algérienne se trouve chez ses emballes de l’Arabie. Pas en Algérie encore moins en Kabylie. Puisant toujours dans un langage que lui seul comprend, il ajoutera que « s’abstenir aux élections n’est pas une position mais plutôt une fuite devant les responsabilités, un acte que ne doit pas faire un homme qui se respecte (sic) » ! Ceci avant de tenter de justifier la mise à contribution des imams qui font des appels de pied en vue d’une forte participation : « c’est normal que les imams appellent au vote, car la position de la mosquée en Algérie doit être pareille avec celle de l’Etat car la mosquée est l’une de ses institutions (sic) ». Enseignement : La panique s’installe confortablement au sein des hautes sphères du pouvoir oligarchique d’Alger. A trois jours des élections du 10 mai auxquelles le peuple tourne le dos pour leur caractère plutôt loufoque, on agite tous les spectres possibles pour amener ces électeurs broyées et écrasés dans leur vie quotidienne à aller à l’urne. Lounès O.
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