À peine les feux de la rampe du prestigieux Palais des Congrès de Paris se furent éteints, après avoir abrité l’historique et non moins exceptionnel événement de l’installation inaugurale du premier gouvernement kabyle de l’Histoire, les « journalistes » de circonstance d’un quotidien algérien qui se farde indument du qualificatif autoproclamé “indépendant”, viennent entonner à l’unisson, dans un vacarme assourdissant, ce que désormais nous devons qualifier à notre tour de prélude à leur “tintamarre” de cacophonies, à la manière suggérée par leur Maitre-mécène du Palais, pour souhaiter la bienvenue au gouvernement provisoire Kabyle fraîchement installé par le Président du GPK , Monsieur Ferhat Mehenni. Ce premier rot tintamarresque étant exécuté en virtuose par leur Maestro depuis la Foire internationale d’Alger. L’enchainement symphonique de désinformation en règle, entonne pêle-mêle des sérénades consacrées, faites d’anathèmes assaisonnés à l’antikabylisme comme credo national, des procès d’intention ubuesques dignes de l’époque de la pensée unique du Boumediénisme triomphant. Il n’ y a rien de nouveau sous le soleil, dit l’ecclésiaste. Dans les salles de rédaction, c’est le branle-bas de combat dans la basse cour, à qui peut mieux descendre en flamme le Président du premier gouvernement kabyle. Un spectacle ennuyeux et blasant pour le commun des Algériens. Revoir et assister toujours au même concert de criquets pèlerins, c’est toujours lassant. Mais, qu’à cela ne tienne, cela semble plaire, tant que c’est du Kabyle à casser qu’il s’agit. C’est devenu un défoulement, un loisir, un sport national voire, patriotique ! Les années passent, les us du sérail demeurent invariablement les mêmes ! Jadis, ce chorus s’interprétait à longueur de colonnes d’El Moudjahid. Aujourd’hui, « évolution » oblige, c’est dans le florilège des titres qui en sont sortis, mais irrémédiablement formatés, fondus à jamais dans le même moule idéologique des thuriféraires des Maitres esclavagistes du Palais d’en haut. Quel piteux spectacle pour le journalisme algérien d’après octobre 88 sur qui reposaient tant d’illusoires espoirs de démocratisation de la société algérienne culturellement déracinée ! Un lamentable gâchis ! Ces journalistes oublieux du noble combat de leurs collègues d’hier qui, au péril de leurs vies, durent affronter et le régime militaire en place et les balles assassines ou la furie sanguinaire des bouchers intégristes islamistes. Inconsolable société algérienne ! Ainsi, après le fameux « Les donneurs de leçons » de feu Kamel Belkacem, leur Pulitzer maitre à penser national, jetant le hideux anathème de « provocateur », avec une condescendance et mépris d’anthologie, à l’encontre de l’illustre et incorruptible intellectuel Mouloud Mammeri, voici que trente ans après, cette fois-ci c’est carrément un intellectuel du sérail, Rachid Grim pour ne pas le nommer, vassalisé jusqu’à la putréfaction de son âme, assène péremptoirement ses « vérités sentencieuses » à l’émule du journalisme « Belkacemien ». Comme clef d’analyse, il qualifie d’amblée cet historique événement de la création du gouvernement provisoire kabyle (comme ce fut justement le cas à la naissance du MCB en mars 1980) de « provocation inutile ». Force est de constater, près d’une génération après, le système algérien n’a évolué en rien, y compris son personnel politique est demeuré le même de Ben Bella à Bouteflika. Tout porterait à croire qu’il s’inscrit en dehors du temps ! Tout ce qui émanerait des Kabyles s’écarterait forcément de sa « de sa souveraine bonne volonté ». Il est toujours stigmatisé sans nulle analyse, jugé, condamné et jeté en discrédit pour le même et sempiternel motif : « C’est de la provocation ». Puis, une cohorte d’indignes journaleux en herbe, en obséquieux hérauts invétérés, véritables entremetteurs d’un pouvoir honni, se mettent illico à claironner en rivalisant de zèle, qui peut mieux mieux, leurs tintamarresques fanfares pour mériter bassement leur indigne gagne-pain quotidien, à défaut d’une cooptation tant convoitée. Voilà où mène l’excroissance du journalisme complaisant, indécent et immoral dans une Algérie, irrémédiablement condamnée à se repenser et à se refondre institutionnellement s’elle désire continuer d’exister encore en tant qu’entité. Pour revenir, maintenant à notre indélicat intellectuel de service (fournisseur de prêt-à-penser sur commande et livraison à domicile), la cohérence discursive ne semble absolument pas l’étouffer. En formulant une sentencieuse assertion et s’employer juste après à soutenir son contraire, en posant arbitrairement une thèse et s’en aller, quelques mots plus loin, je dis bien quelques mots, à plaider l’exacte antithèse avec force arguties, on comprend désormais que plus rien ne sert d’user ses culottes sur les bancs de cette école algérienne en décrépitude latente pour mériter des titres académiques aussi pompeux ! Il suffit de savoir aligner des termes hétéroclites, des concepts totalement hors du contexte, l’un derrière l’autre, mais surtout bien savoir ce que veut le clan du pouvoir auquel on fait partie et qui a le vent en poupe. Surtout ça, car en définitive, c’est lui l’ordonnateur ! C’est ce qui compte et se compte aussi ! Bon Dieu ! Qu’est-ce que la bassesse et la cupidité des intellectuels de service fait comme ravages sur la société algérienne ! Ainsi, à propos de l’installation officielle du GPK, et à la question de savoir comment ce Monsieur « l’Expert en analyse politique » interprétait-il cette initiative pour éclairer les pauvres citoyens « incultes », notre « politologue » en préretraite, avoua tout de go « sa stupéfaction en relevant l’extrémisme d’une telle mesure », qui signifierait selon lui, tenez-vous bien, dans la curieuse logique de cet intellectuel, « C’est une rupture totale avec le dogme de l’unité nationale, de l’Algérie une et indivisible ». A-t-on seulement besoin de faire le lycée pour distinguer clairement que le gouvernement régional ici pourfendu qui, par définition, est un simple organe exécutif d’une entité administrative donnée, y compris de compétence locale territorialement limitée, n’a aucun rapport avec le concept sociopolitique d’ « unité nationale » et encore moins avec le concept l’intégrité territoriale (Algérie est une et indivisible), hormis le fait de souligner que c’est une initiative des Kabyles ! En effet, c’est une aberration monumentale de soutenir de telles incohérences déconcertantes dans une interview qui se veut pourtant « experte » ! Tant les concepts mis en relation sont totalement dénués de tout rapport sémantique ! Si à la limite, au lieu de ces concepts, notre « expert » manifestement étourdi avait invoqué la notion de l’« État unitaire centralisé », on l’aurait mieux saisi ! Je passe maintenant sur le déversement disproportionnée de la haine, du mépris et de la condescendance à peine voilée lorsqu’il qualifie l’activité politique et militante du MAK, destinée pourtant à édifier la société kabyle de ce concept d’autonomie pour laquelle il est destiné, de « gesticulation », en avouant quelques mots plus loin, fait indécent de la part d’un intellectuel, qu’il s’en accommoderait fort bien, tant c’est d’une gesticulation qu’il s’agit, et non de « l’Autonomie ou de l’Indépendance » ! Pourquoi autant de mépris gratuit ? Je passe également sur sa mauvaise foi délibérée, qui cache mal ses préoccupations inavouées, de déprécier exagérément l’audience réelle du MAK, pourtant tous les observateurs sérieux tant nationaux qu’internationaux s’accordent unanimement pour relever la montée en puissance et la prééminence politique des idées autonomistes en Kabylie, notamment après les historiques et grandioses marches de la liberté organisées par le MAK le 20 avril 2010 simultanément au sein des trois capitales de la Kabylie : Tuvirett, Vgayet et Tizi-Wezzu. Après avoir stigmatisé et pourfendu « l’extrémisme des idées du MAK », l’intellectuel de service s’étant sans doute rappelé à l’ordre par son objecteur de conscience, se retrouve instinctivement à les plaider. Il se met à soutenir l’utilité des « idées extrémistes du MAK » et ira même jusqu’à affirmer que « …L’Algérie ne peut en aucun cas faire l’économie d’un tel débat… Les idées extrémistes du MAK pouvaient en effet servir à faire avancer le débat sur la révision nécessaire du découpage administratif et politique du pays ». Mais, sans le MAK, bien entendu ! C’est à perdre sa logique ! En clair, dès qu’il s’agit de la Kabylie, propose de réduire la notion fondamentale de l’Autonomie, c.-à-d., de la déconcentration du pouvoir central (normatif, exécutif et judiciaire) de l’État au profit de l’autorité régionale kabyle et le transfert définitif de certaines compétences au GPK, à une simple opération de découpage administratif et de réorganisation des instances consultatives locales, des services des préposés et des commis de l’État central ! Détrompez-vous monsieur l’intellectuel de service, les députés de l’APN ne vous ont pas attendu pour voter tout récemment un tel projet de loi ! Et le projet du MAK n’a surement pas été absent dans l’esprit du légiférant. Mais, sachez-le tout de même, les lois de cette institution illégitime ne nous concerneront plus ! Car d’après vous et vos semblables, la Kabylie pour être viable, devrait surseoir à ses aspirations d’émancipation politico-administrative, en prenant sa patience à bras le corps, et attendre tranquillement dans son territoire, que toutes les autres régions du pays veuillent bien se décider, au même moment, à initier enfin un débat similaire sur leur émancipation. Pas avant ! En suivant cette saugrenue logique qui relève plus de l’ineptie politique, et pour paraphraser le Président du GPK, Monsieur Ferhat Méhenni, le premier novembre n’aurait jamais eu lieu et on en serait encore à palabrer en ce moment même et à se fourvoyer définitivement dans d’interminables querelles byzantines entre centralistes et Messalistes sur des questions parfaitement creuses, qui auraient couté son indépendance au pays. Le politologue ne s’arrête pas pour autant là, il continue à nous faire rire en lisant sa hargne à déverser ses insinuations d’antikabylisme lorsqu’il ose, en des termes à peine voilés, de stigmatiser le GPK, en écrivant : « l’Algérie est revenue à marche forcée vers un régionalisme destructeur de l’esprit patriotique. Il est donc nécessaire de remplacer le régionalisme par la régionalisation. Mais ce que vient de faire Ferhat Méhenni n’a rien à voir avec le débat. Ce n’est rien qu’une provocation inutile… » Nous nous posons la question suivante : notre politologue sait-il au moins de quoi il parle lorsqu’il invoque le GPK ? Soit. C’est quoi alors un gouvernement provisoire — ce qualificatif tient compte du fait que cet organe n’émane pas des instances démocratiquement élues pour l’instant —, si ce n’est une instance exécutive provisoire régionale sans laquelle « la régionalisation », à laquelle il prend pourtant hypocritement le soin d’appeler, est un concept entièrement vidé de son sens ? Ou alors, un GPK se réduirait à du régionalisme, dès lors que c’est la Kabylie qui l’a institué pour elle-même ? Par quelle logique procédez-vous en intimant l’ordre à la Kabylie de lutter au préalable pour l’Autonomie des autres régions que la sienne pour la revendiquer après pour elle-même ? Où est, monsieur l’intellectuel, la conséquence dans vos inepties qui exhalent de l’antikabylisme le plus sournois ? « Installer un gouvernement provisoire kabyle est une provocation inutile » dites-vous, vous sous-entendez qu’il y aurait bien donc des « provocations utiles », mais lesquelles ? Je me hasarderais à vous en donner quelques exemples. Les « provocations utiles » sont du type d’attendre à ce que les Kabyles entreprennent une action libératrice du pays ou formulent un concept émancipateur de la société pour les détourner ensuite à votre profit et préférablement contre-elle ! Les « provocations utiles » consistent aussi à accuser péremptoirement de régionalisme tout projet, initiative ou proposition politique, tout effort intellectuel ou culturel, bien que destiné pour le bien-être et le progrès social du pays dans son ensemble, dès lors qu’il émanerait d’un citoyen ou groupe de citoyens, d’une entité, d’une organisation kabyle ! Les « provocations utiles » consistent également à se taire et se tapir dans le silence complice taire alors que plus de 127 manifestants kabyles aux mains nues se font canarder par des balles explosives durant plus de trois mois en revendiquant pourtant des droits citoyens dans l’intérêt national sans qu’aucun intellectuel non kabyle, aucune autre composante de la société algérienne ne s’estime impliquée ou concernée par son combat ni n’ose lui manifester son soutient en dehors des limites naturelles de la Kabylie. Méditez bien ces provocations utiles, monsieur le Politologue, cela vous aidera déjà à mieux appréhender votre réflexion pour mieux comprendre le sens à donner à ce gouvernement provisoire kabyle, qui semble vous enquiquiner outre mesure ! Mais pourquoi donc monsieur Grim voudrait-il que ce soit absolument la Kabylie qui demande l’autonomie pour les autres régions d’Algérie à leurs places et de quel droit le ferait-elle ? Par qui est-elle mandatée ? La Kabylie a mené une introspection sans complaisance et animé un débat lucide sur cette question déterminante pendant neuf ans, elle connait parfaitement les imprescriptibles droits de son peuple qu’elle entend bien faire prévaloir à tous les niveaux national et international à travers notamment son GPK ; elle a fait le choix qui lui sied le mieux ; elle l’assume. Tout le reste est littérature ! Point barré ! Désormais, ces histoires de régionalisme ne nous concernent plus monsieur le Politologue ! C’est une perte de temps inutile, ce discours est tout à fait désuet pour la Kabylie d’après GPK ! Et que reprochez-vous donc au président du GPK ? Voulez-vous être plus clair ? En attendant d’exceller dans ce vieux discours de régionalisme, pensez plutôt à vous adresser aux représentants politiques des autres régions d’Algérie pour les investir de cette mission que vous tenez absolument à confier à notre Président du GPK. Car, monsieur le politologue, croyez-le, le GPK a du pain sur la planche, pour s’occuper de ces histoires qui ne font que nous retarder davantage et qui relèvent plus des querelles byzantines que d’autres choses. Avançons ! Un peu plus loin notre intellectuel, pour nous aire rire, tout en se prenant au sérieux sans la moindre plaisanterie, s’accapare de l’une des missions fondamentales dévolues au GPK, pour nous servir sa pathétique et bienveillante « préoccupation » en attirant notre attention, un peu distraite à son appréciation, sur le risque de division qui menacerait « l’unité du peuple kabyle » que susciterait l’existence même de ce GPK ! Rien que cela ! Il le disqualifie arbitrairement, tant il a déjà prophétisé : « c’est une provocation inutile » ! En clair, il tente de faire avaliser sournoisement auprès de la société algérienne cette une thèse fallacieuse qui fait partie de leurs véritables constantes nationales : « Les Kabyles, nous disent-ils, sont congénitalement faits pour s’entredéchirer et s’entretuer jusqu’à disparaitre spontanément ! » Cette grotesque et machiavélique thèse a été même invoquée tout récemment comme argument, « un fait éprouvé », le plus sérieusement du monde, pour réfuter la version des faits soutenue par Saïd Sadi dans son livre « Amirouche, une vie, deux morts, un testament », pour élucider le monstrueux complot ourdi par le segment noir du MALG et l’armée des frontières et dont fut victime le Colonel Amirouche en 1959. Ainsi, notre pathétique politologue de salon est là, non plus pour faire des analyses cohérentes, mais à veiller sur nous les pauvres Kabyles et sur l’unité de notre peuple en se substituant au GPK, qui, selon son humeur, n’aurait aucune raison d’être, pour nous asséner plus loin que « … le temps du centralisme forcené est passé. » . Notre politologue, au lieu de s’en tenir à la lettre aux résolutions, aux communiqués, aux textes doctrinaux du MAK, au lieu de construire une analyse rationnelle basée sur des faits pour éclairer les lecteurs avec une argumentation plausible fondée sur des sources, des documents vérifiables, il nous apprend plutôt, tel un gourou, qu’il sait lire dans les esprits d’autrui, à coup de procès d’intention : « … le MAK veut passer…. ; le gouvernement dans l’esprit des cadres du MAK… » Il se découvre, en fin de carrière intellectuelle bien chargée, on s’en doute, un insoupçonné don sibyllin d’occultiste et de médium. Plus loin, il confond littéralement les concepts, en invitant inopportunément comme à l’accoutumée l’inénarrable discours de l’unité nationale assaisonnée et servie à toutes les sauces et que seuls les adeptes de cette nouvelle religion qui est l’antikabylisme, utilisent comme liant pour cimenter toutes les forces politiques algériennes, hétéroclites soient-elles, mais qui partagent tous la même humeur : ils ne portent pas le Kabyle dans leur cœur. Car, comme dirait Brel, chez ces gens là, on ne pense pas monsieur ! Ils conçoivent l’unité nationale non pas comme une conscience collective et une solidarité commune, unie dans la diversité (naturelle) et le ferme respect des engagements du contrat national, des droits inaliénables des peuples constitutifs de l’ensemble de la société, mais plutôt comme la domination et l’oppression de tous contre le seul peuple kabyle qui tante depuis deux millénaires de protéger son existence de l’extinction. Autant dire, pour ne pas mâcher ses mots, que le sens que revêt cette tant galvaudée « unité nationale », c’est l’assujettissement éternel, comme prélude à son extinction définitive du peuple kabyle (car c’est une minorité et cela le justifie amplement à leurs yeux !) devant la primauté hégémonique de la majorité arabe. Cela nous renseigne froidement d’ailleurs de la conception qu’ils cultivent de la démocratie. Cela s’appelle du fascisme. Pas autrement. N’ayons donc pas peur des termes pour désigner la véritable nature des choses, tant ce sont ces dernières qui sont les plus funestes et les plus destructives plutôt que les termes eux-mêmes ! Cela se vérifie d’ailleurs, lorsque notre inénarrable politologue prend un soin morbide à mettre entre guillemets le peuple kabyle, auquel il refuse d’ores et déjà de reconnaitre le statut et en ne désespérant pas de le voir un jour disparaitre. Le plus vite étant le mieux pour lui ! Autrement en quoi le GPK le gênerait-il ? Mais la question que l’on se poserait intuitivement, c’est comment quelqu’un qui feint défendre par conviction l’option de la régionalisation de l’État pourrait être cohérent avec lui-même alors qu’il se précipite à condamner, sans raison valable, et à jeter le discrédit et l’opprobre sur la première entité régionale, fut elle kabyle, à peine instituée ? Quel crédit peut-on sincèrement attribuer à sa perfide profession de foi ? La confusion des concepts, l’incorrection des analyses, l’impertinence de l’argumentation, l’incohérence du raisonnement, l’absurdité des postulats, l’inconséquence caractérisée, la mauvaise foi délibérée, l’antikabylisme sournois, l’occultisme et la prescience, les amalgames du genre et de la nature des choses sont sciemment entretenus tout au long de cette interview. Tout y passe ou presque, une chose et son contraire, tout est bon pour long feu et installer dans la durée la désinformation, le charlatanisme ésotérique, et consacrer la pollution permanente de ce débat au sein de la société algérienne et qu’on refuse par ailleurs d’aborder pour éprouver la pertinence de l’historique proposition du MAK, pour résoudre une bonne fois pour toutes la récurrente question kabyle au niveau Algérien et tout autre problématique similaire, qui relèverait de la même catégorie, à l’échelle régionale et même continentale. Ainsi, pour une personne ignorant la sociologie de cette honteuse « self-vassalisation » et autosoumission de l’élite algérienne et son inféodation irresponsable au tenant du pouvoir du moment, il serait légitimement en droit d’émettre des doutes pertinents quant à la compétence réelle de cet intellectuel, qu’on nous présente pourtant comme « Politologue ». Cependant, en vérité, l’objectif de cet intellectuel de la dernière pluie, indigne à l’éthique de sa profession, c’est sa propension à proposer ses services pour engager sans vergogne sa complicité en prenant part comme acteur marionnettiste dans cette ridicule campagne de manipulation grossière de concepts pour fausser les termes du débat sur l’Autonomie de la Kabylie que nous, Kabyles, avons entamé en 2001 et nous l’avons clos en apothéose en ce premier juin 2010, avec l’installation du premier gouvernement kabyle de notre histoire régionale. Mais, pour les autres citoyens algériens, faute d’avoir une presse responsable, voici un débat faussé et piégé d’avance, qui n’aura pratiquement aucune chance d’être mené à son terme dans le respect de l’éthique que celui-ci requière, si des intellectuels courageux et honnêtes ne s’impliquent pas résolument pour repositionner les termes de ce débat sur la nécessité de réformer le caractère l’État Algérien et d’imposer un nouvel État qui puisse prendre conséquemment en ligne de compte la nouvelle réalité régionale de la Kabylie autonome. Un ami me faisait remarquer un jour, que la société kabyle était en avance d’au moins une dizaine d’années sur le reste de la société algérienne, c’est pour cela que ça ne « marche » pas ! Cela se confirme indubitablement ! Dahmane At Ali Cadre du MAK, Pise, Italie.
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