M. Moussa Naît-Amara a démontré que si la Kabylie gardait à elle sa seule sa fiscalité, la masse d’argent serait telle que le niveau de vie du citoyen kabyle connaîtra une nette amélioration. L’argument scientifique de l’auteur de la communication sur l’avenir économique et social de la Kabylie est destiné aux personnes encore sceptiques quant à la possibilité du peuple kabyle de se prendre en charge, c’est-à-dire sans la tutelle de l’Etat central. Par ailleurs, l’invité du MAK a réussi à mettre à nu certaines pratiques du président de la république, M. Abdelaziz Bouteflika, qui, sous d’autres cieux, sont bannies à jamais. En effet, l’universitaire Moussa Naït-Amara a prouvé que le chef d’Etat algérien, depuis son élection, n’ a jamais cessé sa politique de partialité et de régionalisme. Dans ce contexte précis, il a cité la wilaya de Tlemcen, régionale natale de M. Abdelaziz Bouteflika, qui depuis 1999 à ce jour ne cesse de bénéficier d’énormes avantages par rapport aux autres wilayas du pays en matière de développement économique. D’autres part, l’invité du MAK a cité une multitude d’autres exemples prouvant que la Kabylie est la région la plus défavorisée comparativement aux autres régions de l’Algérie. Quant à la question de savoir depuis quand et pourquoi la Kabylie est négativement distinguée par les teneurs du pouvoir, le conférencier dira que la raison en est simple : son refus et sa ténacité à s’accrocher à son identité et sa culture. Quant à l’époque où remonte ce « mépris », c’est le président du MAK, M. Bouaziz Aït-Chebib qui apportera la réponse. Ce responsable dira que la haine portée à la Kabylie remonte à l’époque du Mouvement National. « Son refus catégorique de s’identifier comme « arabo-islamiste » lui coûtera ce que l’on sait », a souligné M Bouaziz Aït-Chebib avant de préciser, à l’instar de l’universitaire Moussa Naït-Amara, qu’à partir de l’indépendance, le pouvoir a continué à appliquer cette politique d’exclusion. Concernant la future Kabylie autonome, le président du MAK, s’étant également basé sur son propre travail de recherches, a prouvé que les potentialités économiques de la Kabylie tant sur le plan de richesse humaine que sur le plan de richesses naturelles sont énormes. Rien qu’à travers son agriculture, la Kabylie aurait une place de premier choix, selon le conférencier qui n’a pas manqué naturellement de citer les éléments agricoles reconnus comme étant des atouts authentiques. D’autres volets de l’économie de la Kabylie autonome ont également été mis en avant par les deux conférenciers. Les preuves scientifiques étalées par les deux conférenciers sur la capacité de la Kabylie autonome à répondre largement aux besoins de ses enfants ont été telles que l’assistance a crié presque en chœur que « seuls les ennemis de la Kabylie peuvent continuer à soutenir le contraire ». Addenda : communication intégrale de l’universitaire Moussa Naït-Amara. Les Avantages budgétaires de la Kabylie autonome Il suffit d’aborder le débat sur l’autonomie de la Kabylie pour que votre interlocuteur vous lance la fameuse interrogation ; on va manger quoi ? Dans le cas où l’intention est de jeter le discrédit sur la question de l’autonomie, la réplique « nous allons manger des cailloux » est largement suffisante. Mais dans le cas où l’intention est de s’informer sur la faisabilité de cette option sur le plan économique, la réponse doit se baser sur une analyse statistique concernant la budgétisation de la Kabylie, avant et après son autonomie. Mais avant de répondre à cette question, nous devons d’abord poser une autre problématique à notre tour. Qu’est ce qu’on est entrain de manger, actuellement, sous la merci de l’état central ? Dans l’état actuel du système de répartition des enveloppes financières, les départements de la Kabylie sont budgétisés au même titre que tous les autres départements d’Algérie, a travers une loi de finance établit chaque année, d’une manière très centralisé, dont les critères d’affectation de budget pour le développement local ne sont soumis à aucune étude préliminaire en fonction des particularités sociales, économiques, géographiques ou culturelles d’une région donnée. Cette opération de partage de gâteau est dictée par l’influence des équilibres politiques, claniques voir tribaux ainsi que les humeurs régionalistes négatives qui gangrène le fonctionnement des structures financières centrales de l’état. Pour vérifier la pertinence de ce constat amer qui reflète le caractère régionaliste voir raciste du fonctionnement des instances de l’état central, il suffit de quantifier le nombre des infrastructures de base et des équipements publics réalisés dans la wilaya de Tlemcen pendant cette dernière décennie et de les comparer à ceux réalisés dans toute la Kabylie. Contrairement à cette croissance extraordinaire de la région de l’ouest Algérien, la Kabylie n’a reçu rien d’autres qu’un très important lot de blocages et d’entraves pour mettre à genou son économie et affamer sa population. Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel de s’installer en Kabylie. Délocalisation consécutive aux désordres, abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendant toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables. Rien n’aura été épargné pour paralyser le développement local en Kabylie. La politique de la terre brûlée pratiquée par le royaume d’Alger à l’égard de la Kabylie a atteint son summum, Bouteflika bloque même les projets antérieurement agréés. C’est dans cette optique que la politique de délocalisation des grands projets destinés à la Kabylie est devenue systématique. Entre autre on peut citer les plus importants ; à l’image de la raffinerie pétrolière qui devait être réalisé à Vgayet et qui est transférée sur Tiaret malgré toutes les expertises qui donnaient Vgayet comme site adéquat pour ce type de projets. Dans la même logique criminelle du pouvoir en place, la centrale thermoélectrique devant servir toute la région d’Azeffun a été bloquée. A noter que, sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue sur le nouveau port d’Azeffun. Et le lot des exemples n’en fini pas, nous ne pouvons pas les étaler tous dans cette modeste communication. Les soit disant grand projets de Bouteflika ne sont réellement que des grands plans réservés pour l’anéantissement de la Kabylie, à l’Image de l’autoroute anti-kabyle qui est réalisé spécialement pour l’isolement du port de Bgayet qui demeure le principal pole économique de la Kabylie. Tenez-vous bien en entendant ce témoignage de directeur de ce port. Selon les dire de ce responsable, cette institution souffre d’une perte sèche de 200 000 millions de Dinars / jours depuis l’ouverture de cette autoroute à laquelle on a ôté d’une manière criminelle trois pénétrantes qui devaient donner sur Tizi Wezzu à partir de Aomar gare sur Akbou à partir d’El mhir et sur Souk el tenine à partir de Sétif. Ces pénétrantes existaient, bel et bien dans l’étude préliminaire du projet en question. Ces délocalisations, ces blocages et ces retards volontaires dans la réalisation des équipements publics qui affectent sérieusement la stabilité économique et surtout l’efficacité de la budgétisation des wilayas kabyles ne peuvent être dépassé que dans le cadre d’une Kabylie autonome. Il n y’a qu’un gouvernement régional qui pourrait mettre notre économie à l’abri de ces agissements racistes du pouvoir central. A l’état actuel de la gestion de la dépense publique, aucune autorité locale (élus et administrateurs confondus) n’a son mot à dire sur la gestion budgétaire. Les enveloppes financières destinées à la réalisation des équipements publiques et de l’habitat sont, uniquement, du domaine du ministère des finances c’est-à-dire de l’état central. Au niveau local, La dépense publique est du ressort de deux fonctionnaires qui sont des détachés du ministère des finances. Le contrôleur Financier, en amant, pourrait viser le marché qu’il veut et laisser en instance celui qu’il voudrait bloquer. Le trésorier, en Aval, pourrait payer l’investisseur ou l’entrepreneur qu’il veut garder et bloquer le payement de celui qu’il veut faire fuir. Pour tromper l’opinion publique et à chaque début d’exercice financier, le gouvernement central annonce des budgets colossaux destinés à la Kabylie,. Dans la théorie, ces chiffres annoncés sont, réellement, affectés à la Kabylie mais ils n’ont, jamais, été consommé dans la pratique. Depuis 2001, la wilaya de Tizi Ouzou (par exemple) n’a jamais consommée plus de 35% de son budget annuel ce qui est du essentiellement aux blocages en amant et en aval dont on vient de parler. En plus de toute cette gabegie et cette volonté délibérée de mettre à genou l’économie de la Kabylie. Saviez vous que, dans l’état actuel des choses, c’est la Kabylie qui donne de l’argent à l’état central et non l’inverse ? A travers sa fiscalité importante et le taux de recouvrement de ses recettes fiscales (vu que les kabyles sont des commerçants corrects et sérieux) la Kabylie verse au trésor public plus qu’elle en reçoit en terme de budget annuel dans le cadre de la loi de finance Algérienne. La Kabylie est tout simplement victime d’un racket fiscal Croire que c’est le Trésor public de l’état central qui nourrit la Kabylie est une hérésie. La contribution de la Kabylie à la fiscalité nationale est la plus importante de toutes les régions. Le taux de recouvrement en Kabylie avoisine les 100 % alors qu’ailleurs c’est déjà un record d’atteindre les 25 %. En un an, les wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa verse au Trésor public Algérien une somme de 18 milliards de dinars. Et quelle est la part qui leur a été retournée dans le cadre de leur budget annuel ? Approximativement, 300 millions de dinars par wilaya. Faites le compte ! […]" Une petite équation mathématique dont les composants sont les budgets actuels des wilayas Kabyles, la fiscalité kabyle et les recettes pétrolières annuelles et leur répartition au prorata du nombre d’habitants après la consécration de notre autonomie, nous permettra de déduire qu’en plus de notre liberté et de notre dignité nous allons gagner dix fois plus sur le budget actuel. Quelles seront, concrètement et sur le terrain, les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ? Nous utilisons le terme « pistes d’amélioration » pour mettre le développement économique en Kabylie en diapason avec les nouvelles méthodes de management politique qui se base sur la démocratie sociale et sur des techniques managériales qui mettent en avant-garde de toute amélioration économique le potentiel de compétences en ressources humaines. Oui les ressources humaines, principal potentiel de la richesse économique kabyle. Aujourd’hui, s’il il y a un consensus sur une réalité en Algérie, c’est bien celui des compétences techniques kabyles qui sont entrain de gérer le coté technocrate des secteurs les plus performants de cette Algérie qui, en contre partie, étouffe la Kabylie. Quel paradoxe ! Vous allez me dire. Malheureusement ces ressources humaines kabyles ne détiennent pas la décision politique. Elles ne détiennent pas le pouvoir d’orienter leur technicité vers la réussite d’une relance économique efficace qui permettra au peuple kabyle de vivre dans la prospérité. Donc, il faut le clamer, haut et fort, l’économie kabyle est aujourd’hui malade de la décision politique qui lui manque. Avec un gouvernent régional, nous aurons tous les mécanismes financiers et autres qui vont nous permettre de dépasser ce stade de stagnation de notre développement local. Je disais, Quelles seront, concrètement les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ? En plus des ces ressources humaines injectées dans l’administration Algérienne que la Kabylie autonome va certainement récupérer. On peut citer entre autres : Ceci va, certainement, générer des nouvelles recettes fiscales qui vont servir de valeur ajouté pour l’économie kabyle. Ceci ne m’empêche pas de signaler à votre attention qu’a mon avis, dans ce processus du développement de la démarche politique visant à la concrétisation de l’autonomie de la Kabylie, il ne faut pas faire du volet économique un abcès de fixation pour avoir tout le temps le sentiment de se justifier. Il faut se décomplexé vis-à-vis du problème économique. L’autonomie de la Kabylie est une alternative, foncièrement, politique et non technique. Pour contredire, l’hypocrisie technocratique d’Ouyahia, il ne faut jamais dissocier la gestion économique du système politique lui-même. C’est les sociologies et les politiques qui font l’économie et non l’inverse. Tanemirt nwen Moussa Nait Amara Tizi Ouzou le 02/02/2012
L’augmentation de la consistance du budget annuel de la Kabylie, en gardant la totalité de sa fiscalité (avec ce 1er critère déjà, la vie de nos concitoyens kabyles serait meilleure qu’aujourd’hui)
Le dépassement des obstacles et des blocages dont on a parlé dans l’exposé du fait que les instances financières vont dépendre du gouvernement local.
Le dépassement de ces obstacles permettra le retour des investisseurs qui ont déserté la Kabylie.
Le dépassement du problème de la non concordance de la majorité locale avec la majorité nationale permettra de réduire les conflits du à une certaine appréciation idéologique entre les deux majorités éternellement contradictoires.
En dernier, l’hôtel des finances de la Kabylie autonome pourrait éventuellement profiter de sa quotte part des richesses pétrolières qui vont, logiquement, se répartir au prorata de nombre d’habitants (ce cas dépend essentiellement des négociations avec l’état central pour la mise en pratique de l’autonomie kabyle).
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