Grèves, marches, sit-in… : Situation explosive en Kabylie

grève à Tizi ouzou

TIZI OUZOU (Tamurt) – Même le pain n’était pas disponible ce lundi dans la wilaya de Tizi Ouzou où les boulangeries sont entrées en grève illimitée suite au refus de l’Etat d’accepter la décision prise concernant le passage du prix de la baguette à 15 DA au lieu de 10 DA.

Grève des enseignants, débrayage des boulangers, pain introuvable, rassemblements de protestation des acquéreurs de logements AADL, grèves des chauffeurs de taxis, mouvement de protestation des étudiants de l’université Mouloud-Mammeri : la liste est encore longue. L’heure est désormais à la protestation en Kabylie où les établissements scolaires sont paralysés aussi bien à Bgayet qu’à Tizi Ouzou suite à un appel lancé par le syndicat Cnapeste, le 20 novembre dernier. Ce lundi, les citoyens de la wilaya de Tizi Ouzou sont privés de pain suite à une grève, également illimitée, observée par l’ensemble des boulangers exerçant sur le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou. Une grève qui fait suite aux représailles exercées par les pouvoirs publics sur les boulangers qui ont décidé d’augmenter, depuis vendredi dernier, le prix de la baguette de pain, passé à 15 DA au lieu de 10 DA. La situation est donc explosive comme on  peut le constater avec la multiplication des actions de protestation. Les transporteurs urbains de Tizi Ouzou ont aussi fait grève ces derniers jours alors qu’à l’université Mouloud-Mammeri, plusieurs départements sont paralysés par des grèves pour des raisons multiples.

Le pouvoir algérien en étouffant tout espace de liberté d’expression et toute tentative de changement pacifique a poussé la société vers l’implosion. Le seul souci du pouvoir algérien depuis quelques années est de garantir une paix de façade en soudoyant hommes politiques, chanteurs, écrivains et autres intellectuels ainsi que la presse dite indépendante qui a été muselée de fort belle manière, faut-il le rappeler. Mais en même temps, la société n’a pas cessé d’accumuler les pressions et les frustrations. Ces dernières se traduisent comme on peut le constater par toutes formes d’actions de protestation. Fort heureusement pacifiques car la population est lasse de la violence et des deuils pour que d’autres en tirent les dividendes comme on l’a vu de par le passé et suite à plusieurs expériences.

Tahar Khellaf pour Tamurt                                                                                         

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Un commentaire - Écrire un commentaire

  1. Un tour et puis s’en vat !
    Les mouvements s’estompent vite fait. Les liens sont délités, l’opposition est neutralisé, la division est quasiment totale, à quoi s’ajoute ‘ l’écartement des positions ‘ (vers les extrêmes) et …

    Le parcours de la violence est encore long !

    Tant que le Régime militaire est là, si fort et si puissant (soutenu par les puissances occidentales), pas d’espoir ….

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