Son fils utilise sa mémoire : Le Colonel Amirouche est-il devenu un parti politique ?

Fondation Colonel Amirouche

ALGÉRIE (Tamurt) – Il vient de participer aux élections législatives et se prépare activement à prendre part aux élections municipales (communales et wilayales) algériennes, prévues avant la fin de l’année en cours. Lui, c’est Nordine Ait Hamouda, fils du Colonel Amirouche, ancien chef des patriotes durant la période du terrorisme, « ex-accusé » dans l’affaire de l’assassinat de Matoub Lounes (par Malika Matoub) et dissident du RCD.

Rien n’interdit à Nordine Ait Hamouda de faire de la politique, encore moins de participer aux élections. Mais la chose qui parait complètement illogique et invraisemblable, c’est le fait que, depuis qu’il a décidé de se lancer en politique en dehors des rangs du RCD, d’où il a été exclu, il le fait en tant que président de la fondation du Colonel Amirouche. De ce fait, il mobilise ses troupes au nom de son père, il organise des conférences au nom de son père et il prend part aux élections au nom de son père. Une telle pratique est-elle légale ? Il est évident que non. Nordine Ait Hamouda peut, certes, avoir les deux casquettes mais quand il s’agit de faire de la politique, il faudrait d’abord et avant tout retirer celle de la Fondation Amirouche dont la mémoire doit être protégée et non trainée dans la boue car associer le nom de Colonel Amirouche à la politique, dans l’Algérie de 2017 ne peut que porter préjudice à la mémoire du chef de la wilaya III.

En inaugurant ainsi une nouvelle manière peu amène de faire de la politique, Nordine Ait Hamouda pourrait faire des émules. On risque de voir ainsi bientôt d’autres fils de figures de proue de la Révolution algériennes créer des Fondations au nom de leurs pères, puis s’adonner à la politique comme le fait Nordine Ait Hamouda.

Tahar Khellaf pour Tamurt  

Partager cet article

Un commentaire - Écrire un commentaire

  1. Comme dit un proverbe Kabyle:
    « Mi – tengger teneklut adejj aggursal »
    « Quand un figuier disparaît ce sont les champignons qui poussent dans ces racines »…..!!!

    Répondre
  2. A partir du début du milieu du 20e siècles, parmi nos élites, ce sont les opérationnels (colonels et autres exécutants) qui ont pris les manettes.
    Nos voisins dardjophones assimilés à l’arabisme et à l’islam, eux, ont su mettre en avant les quelques idéologues qu’ils ont produit; de médiocres factures, des penseurs de l’apocalypse, mais des idéologues tout de même.
    Et comme la parole martelée sans cesse, serait-ce celle d’un crétin, est supérieure à un sac de cartouches, …

    Répondre

Réagir

*