Les élections ont dépolitisé la société 

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VGAYET (Tamurt) – Depuis que le pouvoir a décidé d’attribuer un salaire aux élus, même les kabyles sont tentés par les postes de maires, d’adjoints, de membres de l’APW etc. C’est la bousculade, les bâtons dans les roues, les liasses d’argent pour corrompre les membres influents des partis politiques pour pouvoir gagner une place « honorable » dans la liste. 

Oui les premières places sont fructueuses à long terme. Il y a beaucoup d’affaires dans l’air. D’ailleurs, les élus font tous semblant d’être fatigués durant la dernière année de leurs mandats et crient sur tous les toits qu’ils ne commettront jamais la même bêtise, à savoir celle d’aller à l’APC ou à l’APW.  Pourtant, à quelques mois de la confection des listes, ils commencent à jouer des coudes et des liasses pour rester candidats ou même pour grimper quelques échelons dans la hiérarchie de la nouvelle liste. C’est vraiment bizarre au point où on assiste à une véritable débandade politique.

Des élus d’une formation politique quelconque qui démissionnent pour rejoindre un autre parti dans le seul but de se frayer une place dans la liste. Et parfois, ça donne une sorte de « mariage contre-nature ».  Un  maire RCD qui se retrouve, du jour au lendemain, sur la liste du FLN, ou bien un  élu du RND qui opte pour le MPA et plus grave encore cette démission du préside nt de l’APW qui voulait, à tout prix, driver al liste du FLN. Désavoué par la direction nationale de son nouveau parti, il se retrouvera sans appartenance politique et mis à la retraite d’office. c’est un nomadisme qui en dit pas son nom. Ceci a été qualifié par un confrère de la presse algérienne de Mercato électoral.

Amaynut pour Tamurt   

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  1. Pour remonter dans notre passé, à l’époque romaine, la plus haute fonction dans les municipes était, sans être en aucunement héréditaire, est assurée par les citoyens les aisés. Ces citoyens n’ont aucun privilège particuliers pour accéder à la magistrature. Ils sont choisi par les électeurs pour une raison toute simple : ils peuvent faire face aux multiples charges induite par la construction, l’entretien et les frais de fonctionnement du municipe : construction d’une bibliothèque, d’un marché, d’un temple, de toilettes publiques, d’un pont, d’un théâtre, d’une conduite d’eau, d’un aqueduc, érection d’une statue, pavement des rues et des route, etc… La seule gratification dont bénéficient ces hommes est la satisfaction de l’oeuvre accomplie, l’exercice de la politique, l’amour de la chose publique et parfois, la survie pour la postérité.
    Il en était de même pour la fonction d’amin n taddart en Kabylie à l’époque où nous étions encore souverains. En effet, l’amin est amené à recevoir des hôtes, se consacrer aux affaires n taddart sans être contraint de gagner sa vie quotidiennement. Tout comme l’édile municipale romain, l’amin kabyle est entouré des représentants des familles qui font qu’il ne peut décider sans le consentement de la majorité des représentants.
    Et qu’est ce que nous propose l’Algérie, notamment depuis 1962 ? Des trafiquants de tous genres et, depuis presque trente ans, des larbins, des ignares, des reptiliens qui, par ailleurs sont ligotés par le code communal dont ils n’ont ni idée ni volonté de se défaire. Ajouter à cela le peu de prérogatives de toutes les fonctions électives dans le pays, l’absence de partis politiques et vous avez le topo.

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