Démission collective à Iboudrarene, le RCD se vide…


IBOUDARENE (Tamurt) – On se demande, d’ores et déjà, quel sera le score qu’obtiendra le RCD lors des prochaines élections municipales (prévues avant la fin de l’année en cours) avec toutes ces vagues de départs collectifs quand on sait que le 4 mai dernier, le RCD n’avait réussi à obtenir que quatre sièges sur les quinze que compte la wilaya de Tizi Ouzou à l’Assemblée populaire nationale.

Ce samedi aussi est une journée noire pour le Rassemblement pour la culture et la démocratie. Et pour cause, une quarantaine de militants actifs et de membres de la section de la région d’Iboudrarene a annoncé sa démission. Dans une déclaration portant la signature de Messaoud Belkacem, les quarante ex-militants ont expliqué longuement les raisons qui les ont poussés à remettre le tablier. Ainsi, rappellent les désormais ex-militants du RCD d’Iboudrarene, depuis quelque temps, la vie du militant est devenue intenable au sein du RCD. « Les avis des sections sont complètement ignorés par un groupe de personnes ayant fait main basse sur le parti, jouissant malheureusement de l’appui de quelques personnes influentes à la direction nationale », ajoutent les concernés.

Ces dernier rappellent que lors des élections législatives, le choix des candidats s’est fait dans l’absence totale de transparence, bien que les militants avaient avisé la direction nationale des conséquences d’une liste composée de personnes indésirables par les militants que par les citoyens, aussi bien de l’absence de militants connus qui pouvaient assurer au RCD un résultat positif et même une majorité des sièges dans la région. « Hélas, la voix des militants n’avait reçu aucune suite. Les résultats étaient sans surprise, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, où le RCD se réjouissait d’être la première force de la région. Après les élections de 2012, le parti n’a obtenu que 3% sur le nombre d’électeurs, et à peine 12% des votants », est-il indiqué. Et d’ajouter que la liste bâclée a conduit le RCD à un échec sans appel, ajouté à cela qu’en dehors de la Kabylie, le RCD est quasiment rasé. « Le nouveau départ a été avorté pour n’avoir pas pris au sérieux les exigences des citoyens électeurs.

Et pour absence d’une véritable stratégie de campagne, le clan dirigeant le RCD a échoué et continue à régner en maître pour «recommencer» un nouvel échec aux prochaines élections locales, soulignent les démissionnaires du RCD. « Dommage pour la mémoire de tous ceux qui ont été les honorables membres fondateurs du RCD, à l’instar de Mustapha Bacha, Djaffar Ouahioune, Kamal Ould Hamouda, morts pour les valeurs du parti. Dommage aussi pour ceux qui ont fait les frais de la politique totalitaire du parti », enchainent les concernés. Ces derniers concluent leur déclaration de démission en soulignant : « Il est temps pour nous de quitter le RCD, afin que ceux qui ont décidé aujourd’hui d’orienter la destinée du parti vers son extinction, assument seuls devant l’histoire les conséquences d’une telle décision. Vive la démocratie, vive la liberté de penser »

Tahar Khellaf pour Tamurt

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  1. Dans cette démission tous les griefs retenus sont en rapport uniquement avec les listes des candidats a la députation pour l’enrichissement personnel , les démissionnaires n’ont soufflés mot sur la mise au placard des principes sur lequel le rcd a été fondé un moment donné , amazighité , laïcité , démocratie , liberté d’expression , égalité entre femme est homme , abrogation du code la famille etc. Ils n’ont même pas dénoncé l’acoquinement du rcd avec les islamistes et le pouvoir .Donc cette démission n’est qu’une affaire de sous et de place .

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  2. L’aspect positif de l’action du M.A.K, c’est qu’il a dépassé la revendication identitaire et linguistique, il est passé à la revendication d’un TERRITOIRE INDÉPENDANT, nos frères les RIFIAN et les TOUAREG, sont les pionniers dans ce genre de combat pour l’indépendance, cette nouvelle approche est la seule issue pour nous libérer du régime des janissaires d’Alger et du joug arabo-islamique.
    Les hommes politiques kabyles qui croient encore en l’Algérie sont naïfs, rien qu’a regarder l’histoire récente de ce territoire qui s’appel l’Algérie, on voit que les revendications linguistiques et identitaires sont toujours combattues par les Janissaires d’Alger avec fermeté. (De l’exécution de BENAI OUALI et ses compagnons au Martyres d’Avril 2001). Bon entendeur salut!

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