La crise financière s’accentue : Les enfants algériens privés de cantines

cantine scolaire

ALGÉRIE (Tamurt) – Il est désormais difficile de répondre à la question que se posait Mohamed Boudiaf, suite à la publication de son livre : Où va l’Algérie ? Avec l’arrivée de la crise financière pendant l’été 2015, on était loin de deviner que le gouvernement allait pousser aussi loin dans les restrictions afin de faire face à la nouvelle situation caractérisée par les caisses de l’Etat qui sont désormais vides, après une longue période faste.

On a commencé par annoncer l’annulation de tous les projets en cours ou même ceux qui allaient être lancés. Puis, des augmentations importantes dans les prix de tous les produits qui se vendent ont été imposées aux citoyens dont l’électricité et les hydrocarbures. Par la suite, on a assisté à la disparition des étals de pas mal de produits alimentaires et autres. Les prix des voitures ont aussi été affectés puisqu’ils ont carrément doublé et parfois triplé : par exemple, le prix d’une Accent est passé de 100 à 200 millions de centimes. Certes, ces hausses subites et vertigineuses des prix a été un choc pour les algériens mais ces derniers gardaient l’espoir que cette folie n’allait pas toucher au moins ce qui est appelé les secteurs sensibles et sociaux. Mais, c’est loin d’être le cas.

On vient d’apprendre qu’à cause de la crise financière, les élèves des écoles, tous paliers confondus, sont contraints de déjeuner avec des repas froids les cantines scolaires n’ayant pas pu ouvrir leurs portes à cause de l’absence d’argent. Se dirige-t-on vers la suppression pure et simple des cantines scolaires ? Tout plaide en faveur de cette thèse.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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