Une autre conférence interdite à Aokas : Sit in ce dimanche devant le siège de la daïra

conférence d'Aokas interdite

AOKAS (Tamurt) – Pour la énième fois, le café littéraire d’Aokas n’a pas pu tenir sa conférence car la chef de daïra en a décidé ainsi. Alors que le romancier Zoubir Zerarga, natif de la localité de Kherrata, devait animer, le samedi après-midi, une conférence au centre culturel Rahmani Slimane, à l’invitation de l’association Azday Adelsen n’Weqqas, les services de police sont intervenus pour l’interdire car ayant reçu des instructions en ce sens.

Bien que l’association organisatrice ait formulé la demande à l’avance, les services de la daïra n’ont donné aucune suite et c’est la police qui a fait office de vaguemestre pour informer à la dernière minute les membres de l’association alors que le romancier était déjà arrivé à Aokas pour y animer sa conférence. D’ailleurs, il a été obligé de dédicacer ses livres sur le trottoir à défaut d’une salle où le faire. Pourtant le maire, un élu à l’PAC et deux élus à l’APW étaient présents parmi l’assistance sans qu’aucun d’eux ne puisse faire quoi que ce soit. Le plus étonnant, c’est l’attitude du maire, en sa qualité de premier responsable de la commune, qui n’arrive pas à faire tenir une simple conférence dans sa commune. Depuis quand l’édile communal dépend du chef de daïra ou du commissaire de police ? Apparemment il n y a qu’à Aokas que cela peut arriver.

Depuis l’arrivée de la nouvelle chef de daïra, huit conférences ont été interdites alors que quatre ou cinq autres ont été autorisées. Comme si elle avait fait des faveurs à l’association en autorisant celles-ci, cette dernière le rappellera aux membres de la délégation qui sont allés la voir au sujet de ces interdictions en série. Oui, elle leur dira : « N’oubliez pas que j’ai autorisé la tenue de quelques conférences ». C’est du moins ce que rapportera l’un des présents. Las d’endurer l’excès de zèle de cette nouvelle chef de daïra, les amis du café littéraire appellent la population à observer un sit in devant le siège de la daïra d’Aokas pour exiger des éclaircissements sur les motivations réelles de ces interdictions. Certains animateurs du mouvement associatif veulent exiger, dans la foulée, le départ de cette chef de daïra qui veut « tuer » la culture à Aokas.

Amaynut pour Tamurt             

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