Le cinéma du FFS et du RCD


CONTRIBUTION (Tamurt) – Combien gagnent les 20 députés kabyles du FFS et du RCD de l’assemblée des régents d’Alger? Comme les 400 députés algériens des autres tentacules de la police politique du régime mafieux : 3 500 euros par mois, soit 210 000 euros pour une mandature de cinq ans… Sacré cachet pour des rôles de figurants!

Dans une mise en scène de mauvais goût, digne d’un soap-opéra nord-coréen, les députés kabyles du FFS et du RCD se sont prêtés aux jeux des caméras et font semblant de critiquer « le plan d’action » du régime maléfique d’Alger. Tout se déroule comme si ce territoire créé de toutes pièces par la France, appelé communément Algérie, était un véritable pays et que son parlement de guignols était crédible. Pérorant dans un arabe de Damas, les élus du Djurdjura et de la Soummam toute honte bue, jouent aux opposants et lancent des fléchettes en direction d’Ahmed Ouyahia. Celui que Matoub Lounès a qualifié d’ignominieux traître (Tbeddleḍ laṣel-ik s tejεal), connu particulièrement pour être le plus vil kabyle de service et des services, est chargé par ses maîtres d’annoncer à la plèbe que les caisses ont été vidées par Saïdani, Sellal, Bouchouareb, Ould Kaddour et les quarante voleurs pour paraphraser Rachid Nekkaz.

Cependant, les temps ont changé. Contrairement à la naïveté de leurs parents, qui ont cru que les interventions de Djamel Zenati ou de Nordine Ait-Hamouda à l’assemblée de l’Algérie coloniale changeraient leur destin, la jeunesse kabyle, comme celles du Kurdistan et de la Catalogne, a définitivement tourné la page
de l’opposition factice. Il faut juste lire quelques commentaires sur Facebook pour se rendre compte que les jeunes ne croient plus aux zézaiements des députés kabyles.

Ainsi, l’un d’eux a rappelé à ces « honorables représentants du peuple » leur manque de légitimité en raison du très faible taux de participation (moins de 10 %) des kabyles aux simulacres d’élections algériennes. Une jeune étudiante de Vgayet, doute carrément de leur sincérité. Pour elle, les quelques députés kabyles ne font que jouer les rôles des opposants de service afin de policer l’image brutale du régime policier algérien aux yeux des instances internationales. Plusieurs autres commentateurs pensent que ces députés ne sont en réalité que des intermittents du spectacle. Le pouvoir colonial algérien les gave d’euros pour rabâcher de vieux refrains et détourner l’attention du peuple kabyle de son droit à l’autodétermination.

À en juger par la quasi-totalité des commentaires des facebookers et de la blogosphère kabyles, ont peut affirmer, sans l’ombre d’un doute, que la rentée cinématographique du FFS et du RCD cette année est un échec patent. C’est bien le seizième président des États-Unis, Abraham Lincoln, qui a dit qu’on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. Les régents d’Alger doivent se rendre à l’évidence que leur répression et leurs sédatifs, ne font que renforcer la détermination du peuple kabyle à construire la République de Kabylie, chère Matoub Lounès.

Amayas B pour Tamurt

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