Mohamed Boudiaf n’a finalement pas pu aller au bout de son objectif, libérer l’Algérie du giron islamiste et de la mafia qui régnait en maître. Le 29 juin 1992, alors qu’il tenait une conférence des cadres dans la ville d’Annaba, l’homme placé à la tête du haut comité d’état fut assassinée au milieu d’une centaine de témoins.

Les grands noms de la culture kabyle semblent ne plus trouver écho au milieu d’un pouvoir qui ne rate aucune occasion pour les bannir. Le dernier en date, est la stèle du rebelle Matoub Lounès qui a été arrachée du rond-point de l’entrée de la ville de Tizi Wezzu pour être remplacée par un monument qui soit disant portera les noms des Chouhada de la région.

Les 5 prématurés ont été transférés un peu plus tard dans la soirée au CHU puis mis dans des couveuses cherchées des deux lointains hôpitaux d’Azzazga et Azeffoun. Le manque de matériel et de personnel au CHU Neddir Mohamed comme à la clinique Sbihi Tassadit, spécialisée pourtant dans la chirurgie obstétrique, démontrent la négligence des responsables du secteur de la santé.