Un poète irakien a bien parlé, un jour, de pays qui, par tristesse peuvent s’en aller, plier les arbres et les rivières et prendre la route et un taxi. A l’époque c’était un poème, aujourd’hui, cela s’appelle de la géostratégie. Aujourd’hui, depuis le 11 septembre, Al-Qaïda, la lutte anti-terroriste mondiale, la «global war» ou le commerce des otages, les pays sont «pliables», on peut les mettre dans des poches, des bagages, des coins.

Résumons: le tourisme représente au Maroc 14% du PIB en 2010. Pour l’Egypte, c’est 11,5% soit 12,6 milliards de dollars la même année. Pour la Tunisie, c’est 7% du PIB. Au Maroc, les islamistes ont obtenu 107 des 395 sièges du parlement aux dernières élections. En Tunisie Ennahda a raflé 41,47% des sièges. En Egypte, les Frères musulmans totalisent 36,62% des voix au scrutin de listes et les salafistes les talonnent avec 24,36% des voix.