Attribution de la médaille du mérite national algérien : Matoub Lounes aurait refusé cette distinction

Matoub Lounes

ALGÉRIE (Tamurt) – La médaille du mérite national décerné par le pouvoir d’Alger a été attribuée la semaine passée à une pléiade d’artistes de divers horizons. Le hic est que de grands noms de la chanson kabyle ainsi que des comédiens n’y figurent même pas.

Matoub Lounes, Slimane Azem, Fellag…sont les grands oubliés, ou plutôt les « grands bannis ». Parmi les artistes, comédiens, cinéastes et hommes de lettres qui ont été décorés par ladite médaille, dont certains à titre posthume figurent Cherif Kheddam, Khelifi Ahmed, Rouiched, Aïssa El Djermouni, Dahmane El Harrachi Saliha Essaghira, Sadek El Bedjaoui, Baggar Hadda, Cheb Hasni… le mépris envers une catégorie d’artistes kabyles, notamment ceux ayant tourné le dos au pouvoir dictatorial d’Alger, dépasse tout entendement.

Cependant, le vrai mérite qu’aient reçu les Matoub Lounes, Slimane Azem et Fellag ne peut se mesurer à de simples médailles en métal, car l’histoire retiendra leur l’engagement et le dévouement pour la cause identitaire. Le rebelle, Matoub, aurait surement décliné de recevoir cette distinction qui ne s’inscrit pas dans sa ligne de conduite ni de son engagement pour la lutte identitaire.

Amnay pour Tamurt  

Partager cet article

Un commentaire - Écrire un commentaire

  1. Le MAK-ANAVAD, précisément le ministre de la culture et de la langue Kabyle, est tenu d’innover pour perpétuer les mémoires des grands artistes engagés Kabyles, notamment Slimane Azem et Matoub Lounes. Qu’il y ait pour chacun d’eux des représentations symboliques (journée, médaille ou que sais-je encore). Ce sera non seulement une réponse au pouvoir qui semble minimiser nos symboles Kabyles et un rappel perpétuel aux Kabyles.

    Bien entendu, comme l’ont souligné d’autres internautes, ce qui aurait été plus choquant que cet oubli du pouvoir de « décorer » Lounes et Azem aurait été leur décoration de la part du pouvoir colonial arabo algérien mafieux et assassin.

    l’ANAVAD doit redoubler d’effort en ces temps où le pouvoir colonial ne ménage plus ses efforts pour contre carrer l’idée d’indépendance de la Kabylie, notamment par des pseudo reconnaissance comme ce burnous remis par le représentant du pouvoir colonial honni à Aitmenguellat.

    Quitte à déplaire, je dois souligner que dans le monde, dès qu’il y a quelconque polémique visant le Président ou son projet, son équipe composée de ministres s’interpose et rentre dans l’arène, chose qui, j’avoue, fait incroyablement défaut jusque là. Ce n’est pas normal que ce soit le Président qui soit le fusible… J’espère que les prochains événements qui ne manqueront pas d’arriver vont me démentir. Ce n’est pas normal qu’un membre de l’ANAVAD accueille avec bienveillance l’arrivée d’un groupuscule dont l’objectif non avoué est de rétrograder le combat Kabyle de l’indépendance vers l’autonomie et que ce soit le Président lui même qui descende vers l’arène pour remettre les choses à leur place.

    Répondre
  2. l’espoir est mort dans ce pays de … 1 seul et unique espoir pour les générations futures : « l’indépendance de la kabylie ». Sans cela, adieu: tamurt, taqvaylit, tudert, tinekkit, arrezg, talwit, tawacult, tugdudt,tilelli,ttrevga,tawant,tagmatt,tayett,tidett,nnif, adrim,ixeddim,tarwa,imawlan,tawennat,aghrum…

    Répondre

Réagir


*